Je pars à l’autre bout du monde
Sentire le vent et les marées
Voir si la terre est vraiment ronde
Et qui habite de l’autre côté
Je pars à l’autre bout du monde
Toute seule à bord de mon voilier
Et si jamais la terre est ronde
Je reviendrai pour te chercher
Je partirai à l’aventure
Avec mon bagage de courage
Je m’enfouirai dans la nature
Aux limites des grands naufrages
Il n’y aura jamais de montagne
Qui oserait défier mon chemin
Même si mon soleil s’éloigne
Je survivrai à mon destin
Je pars à l’autre bout du monde
Sentir le vent et les marées
Voir si la terre est vraiment ronde
Et qui habite de l’autre côté
Je pars à l’autre bout du monde
Toute seule à bord de mon voilier
Et si jamais la terre est ronde
Je reviendrai pour te chercher
J’emporte ma curiosité
Redécouvrir c’qu’on a perdu
De ces millions de nouveautés
Remplir mes yeux de jamais vu
J’irai au bout de mes conquêtes
Aux pays où règnent les rois
J’irai jusqu’à y faire la fête
De ces richesses et de ces joies
Je pars à l’autre bout du monde
Sentir le vent et les marées
Voir si la terre est vraiment ronde
Et qui habite de l’autre côté
Je pars à l’autre bout du monde
Toute seule à bord de mon voilier
Et si jamais la terre est ronde
Je reviendrai pour te chercher
Des filles comme moi
Ça pardonne tout, ça fait confiance
Ça vit des vies qui se racontent pas
Des souvenirs de vendredis soirs à la danse
Il y avait beaucoup de filles comme moi
Puis j’ai découvert qu’y avait pas que mon cœur d’immense
Mes bras aussi étaient comme ça
Donner ma vie, ma blouse, la table et la quittance
Acheter la paix, que j’appelle ça
Tu cherches l’homme
Mais lui, veut une amie fidèle
Il te dit : « Je serais toujours là »
T’as besoin de lui
C’est sa copine qui te rappelle
Tu vois, c’est pourtant simple
Il y en a beaucoup des filles comme moi
T’as vu la robe dans la vitrine
Comme elle est belle!
Tu vois, sur moi, c’est pas pareil
En plus quand la vendeuse a l’air d’un top-modèle
Je me sens toute seule de fille comme moi
Courir sauver le monde
Puis sortir les poubelles
Allez, vas-y « mère Teresa »
J’admets que des fois c’est lourd
Sur tes frêles ailes
Mais je te fais confiance
Je te connais bien, la fille comme moi
Souvent ça pèse lourd
Sur tes frêles ailes
T’entends « Maman », et puis ça va
Un jour, tu sauveras le monde
Mais oublie pas les poubelles
Allez, je te fais confiance
Parce que je connais bien la fille comme moi
Louise avait dans sa petite main
Un foulard de souhaits
Un minuscule carré de tissue
Sur lequel on lisait
Ça commençait par l’histoire de sa vie
Entre désir et devenir
Il y a une différence de quelques souhaits
Louise tenait à devenir quelqu’un
Donc elle travaillait
Elle occupait une place de choix
Celle dont elle rêvait
Et quand au loin, le regard de l’autre sur elle se posait
Un long frisson le long de ses côtes
Surprise, elle vivait
Le temps vire son avenir à souhait
Se suffire, s’accomplir
Il y a des bouts de ta vie devenue
Se bâtir un empire de souhaits
Les écrire, s’en souvenir
Et puis avaler son double d’un seul trait
Il y a du sang dans tes veines
Des larmes qui coulent sur ta peine
C’est pourtant clair que ta vie a d’autres intentions
Suite et fin de l’histoire de Louise
Enfin, elle va bien
Elle est là où elle voulait se tenir
Son foulard à la main
Qu’est-ce qui pourrait bien lui faire plaisir
Pour sa fête demain ?
On offre quoi à quelqu’un qui a tout
Sauf l’amour, le vrai ?
Non, non pas celui qu’on voit dans les films
Il existe, je le sais
En fait, il ne lui manque qu’un petit « Je t’aime »
Écrit à la craie
Non, non, ça n’est pas que des suppositions
C’est parce que je la connais
J’ai eu envie de raconter mon histoire
Si demain je mourais
Se je perdais la mémoire
Que d’un seul coup j’oubliais
Le jour, les lieux et l’histoire
Où mon enfance disparaît
Est-ce qu ça irait mieux en perdant la mémoire ?
C’est par un jour de beauté
Que tout a commencé
Il y a ma mè, je suis dans ses bras, elle danse avec moi
Et là, la musique s’arrête
Ça ne se raconte pas
Pouquoi pas à l’instant même
Où tout porte à croire
Où finit le carême;
Où ça goûte l’espoir
Il faut changer le thème
Recommencer la scène
Pourquoi pas à l’instant même
Je n’entends ni Dieu ni de silence
Je suis trop occupée
Dans mes abstraits, mes absences
Une vie à recomposer
Je ne suis pas née quelqu’un d’autre
Et j’ai toujours ma mémoire
C’est à un moment bien précis
Un quelque part dans ma vie
Que j’ai pris les rênes dans le détour
Il n’ya pas eu de foule, pas de tambour
Là, j’ai ouvert les yeux
Et commence mon histoire
Pourquoi pas à l’instant
même
Où tout porte à croire
Où finit le carême
Où ça goûte l’espoir
Il faut changer le thème
Recommencer la scène
Garde une minute de silence
Regarde pas à côté
Les yeux posés sur toi sont ceux que tu as jugés
Il reste quoi de ton âme ?
S’il en reste un morceau, c’est à toi de le trouver
Pourquoi pas à l’instant même
Où tout porte à croire
Où finit le carême
Où ça goûte l’espoir
Il faut changer le thème
Recommencer la scène
Pourquoi pas à l’instant même
T’as les yeux de ta mère
Tu as ses cheveux
Probablement son caractère
Tu verras qu’un jour tu en seras fier
Quand tu la regarderas comme je la vois
Quel sentiment étrange
Mais ô combien grandiose et beau
Que celui-là!
J’en oublie mes questions sans réponse
Je n’ai qu’une certitude et elle est devant moi
Je te parlerai d’espérance
Jusqu’à mon dernier jour de chance
Crois ou non ce que je te raconte
Malgré tout, pour moi, la vie n’est pas un long combat
Que les peurs, ce sont des eaux profondes
Elles attendent que tu navigues jusque-là
Mais l’amour c’est l’océan qui s’ouvre devant toi
Je te parlerai d’espérance
Jusqu’à mon tout, tout dernier silence
Un jour, j’ai trouvé dans un livre
Que l’âme choisit où elle veut vivre
Quand on a compté tes dix doigts
C’est sûr, Noah est au bon endroit
Pas de royaume, pas de médaille
Pas de château ni de Versailles
Il n’y a que no cœurs et nos bras
Grands ouverts, comme ça
Je te parlerai d’espérance
Jusqu’à mon dernier jour de chance
Je te parlerai d’espérance
Jusqu’à mon dernier jour de chance
Les mots sont inutiles
Les gestes, eux, sont fébriles
La parole n’est plus à moi
Puisque ma voix est basse
Je dois remplir l’espace
Mon enfant est parti avant moi
J’ai beau essuyer la glace
Il y a quelqu’un à ma place
Qui a ma forme
Qui a ma voix
Et si le bon Dieu existe
Dites-lui où sont mes pistes
Il ne sait pas que je suis là
C’est là que commence le voyage
Mon corps contourne les nuages
Les blancs, les noirs, je ne sais pas
Je continue de croire
De m’inventer de l’espoir
Car il le faut, je te le dois
Enfin dans un demi-sommeil
Repos des souvenirs en veille
Je n’entends pas venir le matin
En ouvrant les yeux, c’est le jour
Les mêmes bleus, le même soleil
Qu’il y avait sur tes dessins
Dans les lueurs de l’aube
Se dessine l’ébauche
De l’avenir, de la vie sans toi
La paix de cette lumière
Je la trouve sincère
Car c’est à toi que je la dois
Je dois poursuivre le voyage
Apprendre à percer les nuages
Pour voir plus loin, bien au-delà
Par-delà les nuages
Dans ce pays sans âge
Où je te sais, où je te crois
Enfin dans un demi-sommeil
Repos des souvenirs en veille
Je n’entends pas venir le matin
En ouvrant les yeux, c’est le jour
Les mêmes bleux, le même soleil
Qu’il y avait sur tes dessins
Et puis, il y a les autres
Ce destin qui est le nôtre
Mon enfant est parti avant moi
Je, je pars d’en haut
Je suis prête, parée à refaire
Le voyage jusqu’à ton visage
Je suis une goutte d’eau
Je traverse les pays et les âges
Je t’ai même servi de mirage
Là, je t’ai attendu au rivage
Tu n’es jamais revenu, et la vague
M’a appelée vers le large
Moi qui fus sage
J’ai pris sur moi de me moquer et de défier l’adage
Si tous les fleuves mènent à la mer
Ce n’est pas démesuré ce que j’espère
C’est de retourner là, sur ta paupière
Et doucement
J’étais une goutte d’eau
Il fait froid
Et j’accepte l’hommage
D’être une œuvre d’art de passage
Là, comment vais-je t’écrire ?
Je suis glace, frimas sur ta lyre
Je suis de la tempête qui vire
Ne me reste qu’un demi-soupir
Et toutes celles qui m’ont vue peuvent le dire
J’étais proche du délire
Dernière image, je n’en peux plus, je suis lasse
Je suis l’amour en cage
Si tous les ruisseaux mènent à la mer
Je ne vois pas grand comme ça
Ce que j’espère
C’est de retourner là, sur ta paupière
Et doucement
Patiemment, je retournerai vers la mer
Je braverai encore bien des colères
Pour me retrouver là, sur ta paupière
Et doucement
Et doucement, mon enfant
Être ou ne pas être là au bon ou mauvais moment
Être avant, après ou pendant l’incident
On demande des choses
On ne spécifie pas quand ni comment
Mais quand on les reçoit
B’en, on n’est pas toujours content
Ce matin, dans la voiture
Tu étais presque fâchée
Déjà en retard, et la doudou oubliée
Dans le rétroviseur, juste là où vous deviez vous trouver
Un horrible accident vient tout juste d’arriver
La seconde avant
Il n’y a plus rien à ajouter
On en parle, c’est tout ce qu’on doit faire
Ça s’appelle le passé
Mais l’instant d’après, tu devras tout décider
Ça s’appellera l’avenir, ou le destin si tu préfères
Avenir ou destin, moi, c’est le destin que je préfère
Il lui promet pour la vie
Un amour inconditionnel
Ce qu’il n’a pas compris, c’est que ce n’est pas le moment pour elle
Elle a bien d’autres choses à faire
Que d’aimer et de se laisser aimer
Je te jure que, maintenant, elle trouve ç froid, l’hiver
Ton enfant te crie
« Pap, viens voir l’arc-en-ciel »
Mais toi, t’as pas fini d’écouter les nouvelles
Tu sors enfin dehors
Il n’y a plus ni enfant ni couleur
On choisit no priorités devant l’éternel
La seconde avant
Il n’y a plus rien à ajouter
On en parle, c’est tout ce qu’on doit faire
Ça s’appelle le passé
Mais l’instant d’après, tu devras tout décider
Ça s’appellera l’avenir, ou le destin si tu préfères
Avenir ou destin, moi, c’est le destin que je préfère
Poser les questions
En levant les yeux au ciel
Qu’est-ce que tu attends ? La réponse ?
Là ou dans ton sommeil ?
si tu ne t’éveillais pas
T’as déjà rêvé à une chose pareille ?
B’en tu serais comme le bateau dans la bouteille
Encore une de ces journées
Où tout semble triste de prime à bord
À peine ouvert les yeux
C’est encore noir dehors
La solitude a fait des trous
Dans la fenêtre de ta chambre
On est juste en octobre
Qu’est-ce que sera décembre ?
Voilà les frisson, les prières
Tu ne l’as croisé seulement qu’hier
Et ça t’aide déjà à te lever
Mais
Si c’était lui ? Si c’était lui ?
Il y a bien des fois où tu t’es trompée
Y’avait de la pluie
Peut-être bien que lui aussi
Il veut apprendre à faire confiance
Si c’était lui ?
Il y avait bien des mois, même des années
T’avais pas ressenti ça
Ce soir, vous parlerez de tout
Sauf de cette histoire-là
Souvenirs de mots, de cris
Y’avait tes enfants qui pleuraient
Toi, la main sur le cœur
Promesse de plus jamais
Et ton corps, tu es si fragile
Et ton cœur qui voudrait guérir
Laisse-toi ce soir accompagner
Mais
Si c’était lui ? Si c’était lui ?
Pour toutes les fois où tu t’es trompée
Si c’était lui ?
Peut-être bien que lui aussi
Il veut apprendre à faire confiance
Si c’était lui ?
Dans laquelle de ces lumières
Il me sera sincère ?
Dans la clarté du jour
Ou tard le soir à ma fenêtre ?
Ou bien est-ce à moi
De retourner la tête ?
Si c’était lui ? Si c’était lui ?
Pour toutes les fois où tu t’es trompée
Si c’était lui ?
Peut-être bien que lui aussi
Il veut apprendre à faire confiance
Si c’était lui ?
Il est trois heures, c’est dimanche
Dans une heure le soleil se lève
Toujours cette machine qui pense
Là, entre mes deux oreilles
Dans cet état, je suis franche
Je n’ai plus l’insouciance d’hier
Avenir et souvenance
Touchent la même frontière
Tout autour de mes yeux sont imprimés
Les chemins et les parcours
Bien des « Il était une fois, il y a quelques années »
Et s’il me reste
Un peu de temps pour me rattraper
Pour ceux qui laissent
Leurs rêves dans des valises
Qu’ils ne peuvent plus apporter
Mais ce qui blesse
C’est de ne pas avoir essayé
Quand il ne restait qu’un été
Ce matin, je n’ai pas de réponse
J’en sais juste un peu plus d’hiver
Ça ne me permet pas de prétendre
Ni de te dire quoi faire
Par contre, je sais ce qu’est la chance
Je connais qu’est-ce qu’un privilège
L’un, c’est ta persévérance
L’autre, une sorte de mystère
Et s’il me reste
Un peu de temps pour me rattraper
Pour ceux qui laissent
Leurs rêves dans des valises
Qu’ils ne peuvent plus apporter
Mais ce qui blesse
C’est de ne pas avoir essayé
Quand il ne restait qu’un été
Pour un jour ou pour ton éternité
Tu porteras les atours
Ils seront brodés par toi
Et ta destinée
Et s’il te reste
Un peu de temps pour te rattraper
Pense à ceux qui laissent
Leurs rêves dans des valises
Qu’ils ne peuvent plus apporter
Mais ce qui blesse
C’est de ne pas avoir essayé
Quand il ne restait qu’un été
Hier, on a frappé
Trois fois à ta chambre
T’as pas ouvert
Hier, c’était pas ton jour de chance
Il avait suivi
Les pas de ta danse
Mis les pieds sur la chaîne
Qui retient ton enfance
L’inévitable route
Entre la tête et le cœur
Pour trouver ce qu’on a de meilleur
La vie ne te voulait
Pourtant pas de mal
Jette un regard en arrière
Jette aussi les marques
Qu’il y a dans tes yeux
Et sur ton visage
Traces d’une guerre sans corps à corps
Mais tu es de guerre lasse
Il n’y aura pas de doute
Même sans porte-bonheur
S’il y a la petite voix dans ton cœur
Qui dit qu’entre ici et ailleurs
Il y a un espace fait pour toi
Ça me gêne pas de l’appeler le bonheur
Peut-être qu’entre ici et ailleurs
C’est bien plus grand que tu ne le crois
Mais moi je sais pas
C’est peut-être un cadeau
Mais il y a tes bras
Réponse à mes prières
Reste là, attends-moi
Je sais ce qu’il me reste à faire
L’inévitable route entre la tête et le cœur
Pour trouver ce qu’on a de meilleur
Je te dis qu’entre ici et ailleurs
Il y a un espace fait pour toi
Ça me gêne pas de l’appeler le bonheur
Je te dis qu’entre ici et ailleurs
C’est bien plus grand que tu ne le crois
Mais moi je sais pas
C’est peut-être ça, un cadeau
Entre ici et ailleurs
Ça me gêne pas de l’appeler le bonheur
Peut-être qu’entre ici et ailleurs
C’est bien plus grand que tu le crois
Mais moi je sais pas
C’est peut-être ça, un cadeau du ciel
Ce qu je vois là
Non, ça n’a pas d’allure
Le fruit mûr de mon imagination trop sure
Vu de dos, comme ça, dans le clair-obscur
On dirait bien que c’est toi
Non, pas d’allure
Je vois ai suivis jusqu’au coin de l’aventure
Vous vous êtes retournés
Là, j’en suis sûre
Ni ouï-dire, horoscope ou conjoncture
Anne n’a rien vu venir, rien de cette nature
Elle qui déjà aimait tant ça t’aimer
Toi et son futur intérieur
Tout se bouscule dans son présent qui fait peur
Tard dans la nuit
Tes clés dans la serrure
Je dois cacher mes yeux, ma peine et leurs enflures
Un « V » comme dans voleur et encolure
A volé les quatre coins de ma carrure
Moi qui déjà aimais tant ç t’aimer
Toi et mon futur intérieur
Tout se bouscule dans mon présent qui me fait peur
Encore un fois
Les pensées d’Anne se soulènt
Et la chavirent vers l’arrière
Comme toutes les fois où elle a laissé passer
Ses pensées les premières
On est ce qu’on pense, et Anne sait très bien le faire
Le lendemain matin de l’imposture
Toi, évidemment plus souriant que de nature
Lequel de nous prononcera « aventure » ?
Comme j’y allais, on sonne à ma torture
Une jeune femme attendait dans l’embrasure
C’est bien elle, je la reconnais
Oh! Quelle brûlure!
« Bonjour, Anne, je me présente : la sœur d’Arthur »
Laissez-moi bien m’étendre dans ma déconfiture
Moi qui déjà aimais tant ça d’Anne se soulènt
Elle chavire vers l’arrière
Comme toutes les fois où ses pensées sont passées les premières
Encore une fois, les pensées d’Anne se soulènt
Et elle chavire vers l’arrière
Comme toutes les fois où elle a laissé passer ses pensées les premières
On est ce qu’on pense, et Anne sait très bien le faire
Ce que je vis là non, ça n’a pas d’allure
Le fruit sur de mon imagination bien trop mûre