Les plus grands succès

Paroles

  1. Jeter un sort
  2. J’espère
  3. Comme tu me l’as demandé
  4. Pour toi
  5. Chanson pour Nathan
  6. Qui est cet homme ?
  7. Mots de femme
  8. Corridor
  9. Héros
  10. Bella
  11. Encore et encore
  12. Tomber
  13. Rage
  14. Les yeux noirs
  15. Au nom de la raison
  16. Évidemment

Jeter un sort

Hé! Est-ce que tu penses à moi ?
Moi J’ferme les yeux et tu es toujours là
«m» ma seule envie ce soir
Est de rester seul et continuer à boire

Qui est-ce qui m’a jeté un sort ?
Je perds tout ce que j’aime, même le nord
Hé! On a volé mon contrôle !
Y’a mon âme et y’a ma tête qui...
Oh ! Oh !

Hé ! y’a ma tête qui gronde
Tu ne veux plus jamais,
non plus jamais répondre
À toutes et à chacune des fois
Une voix me dit que je ne suis plus moi

Qui est-ce qui m’a jeté un sort ?
Je perds tout ce que j’aime, même le nord
Hé ! On a volé mon contrôle !
Y’a mon corps et y’a ma tête qui...
Oh ! Oh !
Je ne veux plus m’endormir, Non ! Non ! Non ! Non ! Non !
Non ! Je ne veux plus m’endormir
Et m’éveiller sans toi

Toute ma vie dans une main
Mais l’autre est libre
et elle me montre le chemin
Encore et toujours en quête
J’suis pas encore devenu
ce que j’voulais être

Qui est-ce qui m’a jeté un sort ?
Je perds tout ce que j’aime, même le nord
Hé ! On a volé mon contrôle !
Y’a mon corps et y’a mon foie qui...
Oh ! Oh !
Je ne veux plus m’endormir, Non ! Non ! Non ! Non ! Non !
Non ! Je ne veux plus m’endormir
Et m’éveiller sans toi

Un sort
Qui m’a jeté un sort ?
Qui m’a jeté un sort ?

Retourner

J’espère

Le jour s’installe partout dans moi
Où tu promènes ta beauté
Je me découvre à chaque pas
Que je fais pour te rencontrer

Je sens mon corps toucher ma peau
Je veux de la lumière, de l’eau
Je retourne aux sources du jour
Et de la terre

J’essaie de m’approcher du ciel
J’apprends le langage des fleurs
J’ouvre mon âme, j’ouvre mes ailes
Je fais de la place au bonheur
Et j’espère

(Et là) Je touche ton visage
J’apprends à parler
Je vis et je voyage vers la clarté
Je suis enfin le ventre qui attend
Que l’amour lui fasse un enfant

Je suis tendresse, je suis la pierre
Le vent, la pluie, je suis le nord
Un champ de blé, une rivière
Une planète, je suis l’aurore

Je suis une forêt de crystal
Je suis l’espace et les étoiles
Je retourne aux sources du jour
Et de la terre
Et j’espère

(Et là) Je touche ton visage
J’apprends à parler
Je vis et je voyage vers la clarté
Je suis enfin le ventre qui attend
Que l’amour lui fasse un enfant

(Et là) Je touche ton visage
J’apprends à parler
Je vis et je voyage vers la clarté
Je suis enfin le ventre qui attend
Que l’amour lui fasse un enfant

Je suis le ventre qui attend
Que l’amour lui fasse un enfant

Retourner

Comme tu me l’as demandé

J’ai ôté de mes doigts les bagues
Comme tu me l’as demandé
Enlevé l’écume à mes vagues
Comme tu me l’as demandé

J’ai jeté les fards et les crèmes
Les frusques dont je m’attifais
J’avais pris les doigts pour diadème
De tes mains qui me décoiffaient

Je me suis faite toute petite
Comme tu me l’as demandé
Tes regards furent mes pépites
Tes baisers furent mes colliers

J’ai ôté de mes yeux les masques
Comme tu me l’as demandé
Pleuré les larmes dans les vasques
Où tes statues me regardaient

On a fait l’amour devant l’âtre
Comme tu me l’as demandé
Devant des miroirs de théâtre
On jouait le plaisir aux dés

J’ai vidé toutes mes armoires
Comme tu me l’as demandé
J’ai éteint toute ma mémoire
Je ne suis plus que ton reflet

J’ai tatoué tous tes visages
à mes endroits les plus secrets
Pour que t’y boive ton image
Comme tu me l’as demandé

J’ai bouché toutes les fenêtres
Pour le soleil je l’ai chassé
Pour que toi suel tu me pénètres
Comme tu me l’as demandé

J’ai fait tout ce que tu voulais
Et plus encore
Pourquoi donc t’es-tu envolé
De tout mon corps
Tu as déraciné mes nerfs
Tu as effiloché ma chair
Je suis pire nue qu’un caillou
Rends-moi tout

J’ai tatoué tous tes visages
à mes endroits les plus secrets
Pour que t’y boive ton image
Comme tu me l’as demandé
J’ai bouché toutes les fenêtres
Pour le soleil je l’ai chassé
Pour que toi seul tu me pénètres
Comme tu me l’as demandé

Maintenant rends-moi tout
Maintenant rends-moi tout

Retourner

Pour toi

Dans le désordre des années
Des nuits complètes à essuyer
Ces bancs de blanc
Ces grands vents de fumée
Qui au matin se cachent
Sous ton lit de glace
Jusqu’à ce que tu reviennes
Qui au matin se cachent
Sous ton lit de glace
Jusqu’à ce que tu reviennes

Pour moi c’est très lourd à porter
Le silence que tu laisses s’installer
J’en sens le poids
Je l’entends penser
Au fond semblable à toi
Toi et tes états d’âme
Jamais de demi-mesure
Jamais de moitié
Au fond semblable à toi
Toi et tes états d’âme
Pas de moitié

Pour toi
Je me serais fait couper les deux bras
Mais la douleur très peu pour moi
J’t’aurais donné la lune
Mais elle ne m’appartenait pas
Je t’aurais donné ma vie
Une seconde avant ma mort
Pour te donner le désir
De vivre plus fort

Avec toi je pourrais retourner
Là où le sol s’est effondré
À deux, revoir ce qui s’est passé
Mais si tu laissais tomber
Quelques-unes de tes armes
Je ne te laisserais jamais les ramasser
Mais si tu laissais tomber
Quelques-unes de tes larmes
Grand bien je te ferai

Pour toi

Dans le désordre des années

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Chanson pour Nathan

Garderai toujours en mémoire
La peur de voir le blizzard
Se lever et couper ton souffle court

Sous ton petit lit bizarre
Se cachent toutes mes peurs du noir
Mais la plus grande
Te voir partir avec le jour

Ce qu’il y a entre moi et tes yeux
Ne regarde que nous deux et l’espoir
Je pose ma vie sur ta vie
Et j’apprends ce qui me reste à savoir

(Refrain)
Ce que je te chante
C’est l’hymne à la vie
L’hymne au courage
À tout ce que ça t’a pris
Pour rester debout
Au milieu d’un grand remous
Ce que je te chante
C’est l’hymne à l’amour
Le seul, le vrai celui qui dure toujours
À donner des haut-le-cœur
Comme dans un grand remous

Puis vient le blanc de mémoire
Les pages qui manquent à ton histoire
Ne pas savoir si l’avenir voudra de toi

Voilà que je touche à peine
Avec mes tonnes de " je t’aime "
Moi qui croyais tenir le monde
À bout de bras

Je tire les fils qui retiennent
Ta vie fragile à la mienne
Repose ta vie sur ma vie
Apprends-moi ce qui me reste à savoir

(Refrain)
Ce que je te chante...

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Qui est cet homme ?

En entrant dans la cour
Derrière moi la porte s’est refermée
Mon cœur a fait trois tours
J’ai toujours eu peur de rester coincée

Mais là, qu’est-ce que j’y ai vu?
J’ai vu un homme qui souriait aux anges
Que je n’ai pas vus

L’homme me demande son chemin
Je lui aurais donné le mien, à deux mains
Mon visage ne lui dit rien
C’est sûr que moi je connais le sien

Mais là, qu’est-ce que j’y ai vu?
J’ai vu un homme qui souriait aux anges
Que je n’ai pas vus
Mais là qu’est-ce qu’il t’a dit?
Il m’a dit : "as-tu vu les anges
qui me sourient?"
Non je ne les ai pas vus

J’ai toujours eu peur des ascenseurs
Toujours eu peur de ce qui pouvait
Me porter malheur
Pour moi, je pense bien, que ça
N’existe pas les anges
Derrière les bras de ma peur
Moi je me retranche

Mais là, qu’est-ce que j’y ai vu?
J’ai vu un homme qui souriait aux anges
Que je n’ai pas vus

En sortant de la cour
J’ai senti qu’il s’est retourné (Qui moi?)
Mais mon cœur était moins lourd
Y a sûrement quelque chose
Que je ne savais
Que maintenant je sais

Mais là qu’est-ce que j’ai vu?
J’ai vu un homme qui souriait aux anges
Que je n’ai pas vus
Mais là qu’est ce qu’il t’a dit?
Il m’a dit : "as-tu vu les anges
qui me sourient?"
Non je ne les ai pas vus
Non je ne les ai pas vus

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Mots de femme

Moi je le dis avec des
Des mots de femme
Et J’veux plus jamais entendre
" Et puis après "
Oh! des mots déjà entendus
Des mots qui n’en pouvaient plus
D’entendre et entendre
toujours "et après"

Des mots bien réfléchis
Des phrases bien gonflées
Comme ces ventres de femmes
Prêts à éclater
Et je lève la tête en hommage
À celles qui ont fait qu’aujourd’hui,
Je l’ai ma place

Moi je le dis avec des
Des mots de femme
Et J’veux plus jamais entendre
" Et puis après "
Oh! des mots déjà entendus
Des mots qui n’en pouvaient plus
D’entendre et entendre
toujours "et après"

Tout ce qu’on a pu subir
Tout ce qu’on peut endurer
Au nom de la beauté
Ou de la féminité
Et je baisse ma tête en hommage
En mémoire de celles
Qui l’ont défrichée, ma place

Moi je le dis avec des
Des mots de femme
Et J’veux plus jamais jamais entendre
"et puis après"

Et je les entends rire
Je les entends penser
Ceux qui croient que je suis
De celles à exagérer
C’est de ma voix qui casse
Qui déraille
En mémoire de celles
Qui l’ont défrichée ma place

Moi je le dis avec des
Des mots de femme
Et J’veux plus jamais entendre
" Et puis après "
Oh! des mots déjà entendus
Des mots qui n’en pouvaient plus
D’entendre et entendre
toujours "et après"

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Corridor

Un sentiment bizarre
tout à coup m’envahit
Une marée montante de glace
qui me remplit
Un sentiment bizarre
qui vient de l’intérieur
Pourquoi t’es parti ?
Je n’ai plus jamais de chaleur

Un sentiment bizarre
tout à coup m’a détruite
Souvenir intense
d’une soif inassouvie
Ce mal de toi immense
que je cache à l’intérieur
Pourquoi t’es parti ?
J’ai tant besoin de chaleur

Quand t’es parti,
j’ai pris le plus long corridor
Le plus sombre, le plus étroit
Celui qui mène à l’envers de ton corps
Quand t’es parti,
j’ai pris le plus long corridor
Celui-là sans fenêtres, le plus sombre
Celui qui mène à l’envers de dehors

Je sais que très bientôt,
je trouverai la sortie
Je repeindrai ma vie
loin de tous les cadres jaunis
J’irai chercher en moi
ce qui reste de meilleur
Pourquoi t’es parti ?
J’ai tant besoin de chaleur

Quand t’es parti,
j’ai pris le plus long corridor
Le plus sombre, le plus ?eacute;troit
Celui qui mène è l’envers de ton corps
Quand t’es parti,
j’ai pris le plus long corridor
Celui-là sans fenêtres, le plus sombre
Celui qui mène à l’envers de dehors

Un sentiment bizarre
tout à coup m’envahit
Une marée montante de glace
qui me remplit
Un sentiment bizarre
qui vient de l’intérieur
Pourquoi t’es parti ?
Je n’ai plus jamais de chaleur

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Héros

Et on voit revenir les héros
Héros de plus, héros de trop
Qui ont monté la garde
Devant bien des troupeaux
Troupeaux de haine, de larmes et de maux

Toi qui subis tes différences
Ne laisse pas des mots
Brûler des accords
Et faire saigner des corps
Essayer de combler les distances
Entre toi et les sots
Pour suivre un troupeau
De haine, de larmes et de maux

Et on voit revenir les héros
Héros de plus, héros de trop
Qui ont monté la garde
Devant bien des troupeaux
Troupeaux de haine, de larmes et de maux

Parti pour lui chercher la lune
Revenu qu’à moitié
Ne gardant que sa pâleur
Et sa face cachée
"T’avais peut-être oublié
Que la lune, d’autres l’ont convoitée"

Et on voit revenir les héros
Héros de plus, héros de trop
Qui ont monté la garde
Devant bien des troupeaux
Troupeaux de haine, de larmes et de maux

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Bella

Dans la brunante d’un ciel de ville
Une belle traîne
Son ombre vieillit sous les dalles effritées
Des ruelles d’argile où reposent ses amours
Où reposent ses amours
de ses nuits mouvementées

Belle Bella Belle
À coups de pierre les enfants
ne t’ont pas prise dans leurs bras
Belle Bella Bella
On a ri de tes cheveux,
de la terreur dans tes yeux, on a ri

Hier encore, sous le balcon
On entendait soupirer
les voix derrière les volets
Mais aujourd’hui ne reste à la fenêtre
Que les rouges lueurs
de toutes tes nuits de fête

Bella Bella Bella
A coups de pierre les enfants ne t’ont pas
prise dans leurs bras
Belle Bella Bella
On a ri de tes cheveux,
de la terreur dans tes yeux
Bella Bella Bella
On a ri, pliés en deux
des ombres dans tes creux
On a ri

Mains avides, vides comme l’est sa vie
Se frottent à son dos
comme une seconde peau
Dans la nuit humide de son lent suicide
Elle a tendu les bras
va-et-vient de l’au-delà

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Encore et encore

Je l’ai vue dans leurs yeux, l’envie folle
De te faire du mal, de te blesser
Je les ai vu t’arracher
Ce qui restait de ton âme
et de tes poupées

J’ai voulu les retenir
Supplier, regarder droit dans les yeux
Mais jamais je ne les laisserai t’emporter
Encore et encore

Je l’ai vue dans tes yeux, l’envie folle
De ne pas partir, de rester
Quand ils t’ont fermé les yeux
J’ai hurlé pendant des jours
Jusqu’à m’épuiser

J’ai tellement voulu retenir
Supplier, regarder droit dans les yeux
Mais jamais je ne les laisserai t’emporter
Encore et encore

Et soudain le vent se tourne vers moi
Me fixe, me regarde droit dans les yeux
Me dit : "Je t’avais mise en garde
Je t’avais prévenue qu’elle était
à nous deux"

J’ai tellement voulu le retenir
Supplier, regarder droit dans les yeux
Mais jamais je ne les laisserai t’emporter
Encore et encore

Je l’ai vue dans leurs yeux, l’envie folle
De te faire du mal, de te blesser
Je les ai vu t’arracher
Ce qui restait de ton âme
et de tes poupées

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Tomber

J’ai blanchi toute une nuit
À noircir les feuilles
Noircir les feuilles de mes pensées
Arracher des morceaux de ma vie
Comme on déchire les pages d’un cahier
Au loin je les ai laissés partir
Je les ai laissés s’envoler

Partir à tous les vents
Partir de tous les côtés
Et tous ces inconnus qui les ont rattrapés
Ne connaissent de moi
Qu’une infime partie de mon infinité
Et je cherche encore

On paie de sa vie à le chercher
On meurt d’envie de retomber
Tomber, tomber en amour
On s’fend le cœur
Pour vivre à deux
On s’rattrape et puis on devient vieux
À tomber, tomber en amour

J’ai marché pour blanchir une nuit
Fermé les yeux pour blanchir toute une vie
Entre le hasard et le choix
Y’a pas d’excuses
Qui se glissent de ta foi non
De répondre oui de répondre non
Y’a toujours quelqu’un
Qui pose trop de questions

Un jour tu finiras par comprendre
Que ta vie est suspendue à ton charme
Toi l’imbécile tu ris et tu danses
Mais y’a des jours
Où tu ne paies rien pour attendre
Oh! c’est pas facile

On paie de sa vie à le chercher
On crève d’envie de retomber
Tomber, tomber en amour
On s’fend le cœur
Pour vivre à deux
On s’rattrape et puis on devient vieux
À tomber, tomber en amour

On paie de sa vie à le chercher
On meurt d’envie de retomber
Tomber, tomber en amour
On s’fend le cœur
Pour vivre à deux
On s’rattrape et puis on devient vieux
À tomber, tomber en amour

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Rage

Elle se fit un maquillage
À la lune un hommage
Une brume avant l’orage
Aussi fragile qu’un moment
Intouchable comme le temps
Aussi pur que le vent d’avant

Elle se laisse emporter par le désir
De fuir oh! toujours de fuir
Avec elle de n’amener que son délire
Et si tu la prends par la main
Ne demande plus rien au destin
C’est elle qui le tient

Laisse-la t’embrumer
Laisse-lui sa transparence
Laisse-la t’aimer
Laisse-lui son insouciance
Ne lui prends pas le plaisir qu’elle a
De ne jamais jamais s’assagir

Et laisse-la voler au-dessus de l’indifférence
Laisse-la t’aimer mais laisse-lui sa démence
Laisse-lui sa rage

Un maquillage elle se fit
Pour le soleil et pour lui
Pas pour elle enfin c’est ce qu’elle dit
Elle veut tellement le porter
Très haut très loin avec elle
Il est trop lourd elle a des ailes
Tous les chemins elle les a pris
Tous les mots elle les a dits
Sans pleur et sans cri enfin jusqu’ici
La revoilà dans le doute
La revoilà dans le gouffre
Elle se détruit goutte à goutte

Et laisse-la voler au-dessus de l’indifférence
Laisse-la t’aimer mais laisse-lui sa démence
Et laisse-la voler au-dessus de l’indifférence
Laisse-la t’aimer mais laisse-lui sa démence
Laisse-lui sa rage

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Les yeux noirs

Il est né de l’amour
Et de l’éclat de nos vies
Il règne sans détours
M’imprègne et me séduit

S’attarde sur mes seins
S’émerveille quand je souris
Sans détourner la tête
Vers le silence il me fuit
Dis est-ce que ton règne
Sur mon rêve s’achève
Car moi je risque ma tête
À toutes les nuits
Ce goût à mes lèvres
Qui m’achève me détruit
Le signe d’une fièvre
Qui me brûle et prend ma vie

(Refrain)
Dans tes yeux noirs
Se meurt mon regard
Dans tes yeux noirs
L’envie et le désespoir
De tes yeux noirs
J’veux ma tête sur ton épaule
Et tes yeux noirs

Et si moi je te frôle
Est-ce que tu feins de dormir
Autour de toi rôde
Le mystère pas le désir
Y’a aussi devant toi
Plein de grands livres ouverts
Que tes yeux noirs ne voient
Que quand tout est à l’envers
Juste à bouger ma main
Et l’eau déborde de son cours
Arrache sur son chemin
Toute trace d’amour
Ce goût à mes lèvres
Qui m’achève et me détruit
Et toujours cette fièvre
Qui me brûle et prend ma vie

Dans tes yeux noirs... (Refrain)

Il est né de l’amour
Et de l’éclat de nos vies
Il règne sans détours
M’imprègne et me séduit
S’attarde sur mes reins
S’émerveille quand je souris
Sans détourner la tête
Vers le silence il me fuit
Dis est-ce-que ton règne
Sur mon rêve s’achève
Car moi je risque ma tête
À toutes les nuits
Ce goût à mes lèvres
Qui m’achève me détruit
Le signe d’une fièvre
Qui me brûle et prend ma vie

Dans tes yeux noirs... (Refrain)

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Au nom de la raison

Plus de raison d’exister
Tes châteaux en Espagne sont effondrés
Sur ton lit, il y a ta valise ouverte
Ta chambre est comme ta vie
Sans queue ni tête

Tu pleures tes déceptions
Chacune des larmes qui coulent
Porte un nom
Mais pourquoi donc toujours
Fuir une tempête
Qui n’existe que dans ta tête

Au nom de la raison
Tu as laissé passer hier
Des amours des passions
Mais laisse donc ton cœur te guider

C’est quoi la vérité
Qui peut prétendre un jour y avoir goûté
À marcher toujours dos à la lumière
T’as jamais vu que l’ombre de toi-même

Tu pleures tes déceptions
Chacune des larmes qui coulent
Porte un nom
Mais pourquoi donc toujours
Fuir une tempête
Qui n’existe que dans ta tête

Au nom de la raison
Tu as laissé passer hier
Des amours des passions
Mais laisse donc ton cœur te guider

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Évidemment

Y’a comme une goût amer en nous
Comme un goût de poussière dans tout
Et la colère qui nous suit partout
Y’a des silences qui parlent beaucoup
Plus que tous les mots qu’on avoue
Et toutes ces questions qui ne tiennent pas debout

Évidemment, évidemment
On danse encore, sur les accords
Qu’on aimait tant
Évidemment, évidemment
On rit encore, pour des bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant

Et ces batailles dont on se fout
C’est comme une fatigue, un dégoût
À quoi ça sert de courir partout
On garde cette blessure en nous
Comme une éclaboussure de boue
Qui n’change rien qui change tout

Évidemment, évidemment
On danse encore, sur les accords
Qu’on aimait tant
Évidemment, évidemment
On rit encore, pour des bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant

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