J’ai blanchi toute une nuit
À noircir les feuilles
Noircir les feuilles de mes pensées
Arracher des morceaux de ma vie
Comme on déchire les pages d’un cahier
Au loin je les ai laissés partir
Je les ai laissés s’envoler
Partir à tous les vents
Partir de tous les côtés
Et tous ces inconnus qui les ont rattrapés
Ne connaissent de moi
Qu’une infime partie de mon infinité
Et je cherche encore
On paie de sa vie à le chercher
On meurt d’envie de retomber
Tomber, tomber en amour
On s’fend le cœur
Pour vivre à deux
On s’rattrape et puis on devient vieux
À tomber, tomber en amour
J’ai marché pour blanchir une nuit
Fermé les yeux pour blanchir toute une vie
Entre le hasard et le choix
Y’a pas d’excuses
Qui se glissent de ta foi non
De répondre oui de répondre non
Y’a toujours quelqu’un
Qui pose trop de questions
Un jour tu finiras par comprendre
Que ta vie est suspendue à ton charme
Toi l’imbécile tu ris et tu danses
Mais y’a des jours
Où tu ne paies rien pour attendre
Oh! c’est pas facile
On paie de sa vie à le chercher
On crève d’envie de retomber
Tomber, tomber en amour
On s’fend le cœur
Pour vivre à deux
On s’rattrape et puis on devient vieux
À tomber, tomber en amour
On paie de sa vie à le chercher
On meurt d’envie de retomber
Tomber, tomber en amour
On s’fend le cœur
Pour vivre à deux
On s’rattrape et puis on devient vieux
À tomber, tomber en amour
Comme si ce soir je n’avais plus mal
Comme si ton regard franchissait mon mal
Mais tu regardes par terre
Tu évites la question oh! non
Tout ce qui m’entoure
C’est pas ce que j’ai besoin
J’fais pas ce que j’aime
Mais au moins tu me tenais la main
J’suis prise entre deux feux
Un qui s’éteint un qui s’enflamme à rien
Y’a pas de fumée sans feu
Y’a plus d’étincelles dans tes yeux
Tout s’écroule dans ma tête
Comme si j’en avais besoin
J’ai les mains pleines
Mais pas la force de te relancer
L’enjeu de ma vie c’est pas si compliqué
Toi tu penses même à tricher
Pour arriver à ce que tu attends
Mais...
Y’a pas de fumée sans feu
Y’a plus d’étincelles dans tes yeux
Tout s’écroule dans ma tête
Comme si j’en avais besoin
On se vide le cœur pour mieux le remplir
Comme si se faire mal nous faisait du bien
Tout s’écroule dans ma tête
Comme si j’en avais besoin
On se vide le cœur pour mieux le remplir
Comme si se faire mal nous faisait du bien
Tout s’écroule dans ma tête
Comme si j’en avais besoin
Y’a pas de fumée sans feu
Pas de fumée sans feu non
Comme si ce soir je n’avais plus mal !
Elle se fit un maquillage
À la lune un hommage
Une brume avant l’orage
Aussi fragile qu’un moment
Intouchable comme le temps
Aussi pur que le vent d’avant
Elle se laisse emporter par le désir
De fuir oh! toujours de fuir
Avec elle de n’amener que son délire
Et si tu la prends par la main
Ne demande plus rien au destin
C’est elle qui le tient
Laisse-la t’embrumer
Laisse-lui sa transparence
Laisse-la t’aimer
Laisse-lui son insouciance
Ne lui prends pas le plaisir qu’elle a
De ne jamais jamais s’assagir
Et laisse-la voler au-dessus de l’indifférence
Laisse-la t’aimer mais laisse-lui sa démence
Laisse-lui sa rage
Un maquillage elle se fit
Pour le soleil et pour lui
Pas pour elle enfin c’est ce qu’elle dit
Elle veut tellement le porter
Très haut très loin avec elle
Il est trop lourd elle a des ailes
Tous les chemins elle les a pris
Tous les mots elle les a dits
Sans pleur et sans cri enfin jusqu’ici
La revoilà dans le doute
La revoilà dans le gouffre
Elle se détruit goutte à goutte
Et laisse-la voler au-dessus de l’indifférence
Laisse-la t’aimer mais laisse-lui sa démence
Et laisse-la voler au-dessus de l’indifférence
Laisse-la t’aimer mais laisse-lui sa démence
Laisse-lui sa rage
Tu chantes la gloire, la flamme d’un feu
Qui ne brûle pas
Pour peu que je sache
Où son reflet se cache
Retrouver la trace du chemin
Que je cherche qui mène à l’amour
Affligée du hasard de ne jamais le revoir
Le feu des passions
Brûle ma raison
Folie et passion
Oh! brûle ma raison
Une vague un naufrage
Qui me berce et déverse sur un lit de sable
Mais en fermant mes yeux le rêve s’arrête
Il coule entre mes doigts sans pouvoir
Le serrer le garder contre moi
Affligée du hasard de ne jamais le revoir
Le feu des passions
Brûle ma raison
Folie et passion
Oh! brûle ma raison
Oh! entendre ta voix comme une ombre
Jaillit d’une nuit sans lumière
Mais en ouvrant mes yeux devant moi
Le rêve se dresse
Tout au fond du miroir
Le reflet de ton âme
Refait battre mon cœur
Et toujours le hasard de ne jamais le revoir
Le feu des passions
Brûle ma raison
Folie et passion
Oh! brûle ma raison
Le feu des passions
Brûle ma raison
Folie et passion
Oh! brûle ma raison
Il est né de l’amour
Et de l’éclat de nos vies
Il règne sans détours
M’imprègne et me séduit
S’attarde sur mes seins
S’émerveille quand je souris
Sans détourner la tête
Vers le silence il me fuit
Dis est-ce que ton règne
Sur mon rêve s’achève
Car moi je risque ma tête
À toutes les nuits
Ce goût à mes lèvres
Qui m’achève me détruit
Le signe d’une fièvre
Qui me brûle et prend ma vie
(Refrain)
Dans tes yeux noirs
Se meurt mon regard
Dans tes yeux noirs
L’envie et le désespoir
De tes yeux noirs
J’veux ma tête sur ton épaule
Et tes yeux noirs
Et si moi je te frôle
Est-ce que tu feins de dormir
Autour de toi rôde
Le mystère pas le désir
Y’a aussi devant toi
Plein de grands livres ouverts
Que tes yeux noirs ne voient
Que quand tout est à l’envers
Juste à bouger ma main
Et l’eau déborde de son cours
Arrache sur son chemin
Toute trace d’amour
Ce goût à mes lèvres
Qui m’achève et me détruit
Et toujours cette fièvre
Qui me brûle et prend ma vie
Dans tes yeux noirs... (Refrain)
Il est né de l’amour
Et de l’éclat de nos vies
Il règne sans détours
M’imprègne et me séduit
S’attarde sur mes reins
S’émerveille quand je souris
Sans détourner la tête
Vers le silence il me fuit
Dis est-ce-que ton règne
Sur mon rêve s’achève
Car moi je risque ma tête
À toutes les nuits
Ce goût à mes lèvres
Qui m’achève me détruit
Le signe d’une fièvre
Qui me brûle et prend ma vie
Dans tes yeux noirs... (Refrain)
Quand je te regarde dormir
Que je vois tes yeux
Sous tes paupières frémir
Je voudrais en faire
Le plus beau des dessins
Et ne jamais le prendre dans mes mains
De peur que ma chaleur
Change tes couleurs
De pouvoir toujours te cacher
Qu’autour de toi il y ait
Plein de fausses fées
De vraies sorcières qui ne peuvent voler
Oh! mais dis-moi comment faire
Pour tout camoufler
Tous ces vrais visages et ces faces cachées
Je t’aime et je t’aimerai toujours
Toi ma petite poupée
Toi qui dors à poings fermés
Nuit après nuit, jour après jour
Je t’apprendrai malgré tous les détours
Que tout ce qui compte
Et qui vaut toutes les richesses
La liberté, l’amour, la tendresse
Je n’peux pas te demander
De regarder devant
Oh! j’ai bien trop peur
De ce qui t’attend
Et non plus de regarder derrière
Car vois-tu, ma chérie
Sur un chemin de terre
Il est facile de lever vents et poussières
Je t’aime et je t’aimerai toujours
Toi ma petite poupée
Toi qui dors à poings fermés
Nuit après nuit, jour après jour
Je t’apprendrai malgré tous les détours
Que tout ce qui compte
Et qui vaut toutes les richesses
La liberté, l’amour, la tendresse
Quand je te regarde dormir
En courant sur ma plage imaginaire
À contre-courant de toutes tes rivières
D’ici je vois que même ton ciel a des bleus
Mais moi j’veux plonger
Comme quand je plongeais dans tes yeux
En courant, poussée par tous les vents
Je suis toujours au nord de toi
Tu ne vois pas
Que je n’entre plus dans tes pas
Je suis toujours au nord de toi
Et si je fuis, dis, m’aimeras-tu toujours?
Même si je te dis que je reviendrai
Peut-être un jour
J’ai besoin de mettre ma tête
Dans les nuages
Je dois l’admettre
Je me noie plus que je nage
En courant, poussée par tous les vents
Je suis toujours au nord de toi
Tu ne vois pas
Que je n’entre plus dans tes pas
La fragrance des brumes
Que j’ai souvent devant mes yeux
Je la respire et je la hume
Et elle sera toujours entre nous deux
Toi tu ne me crois pas
En courant, poussée par tous les vents
Je suis toujours au nord de toi
Tu ne vois pas
Que je n’entre plus dans tes pas
Je suis toujours au nord de toi
Je suis toujours au nord de toi
Tu ne vois pas
Que je n’entre plus dans tes pas
Et je suis toujours au nord de toi
Et je suis toujours au nord de toi
Coup de couteau dans ma mémoire
Le temps se déplace pour me voir
Il m’a déjà rattrapée
Mais moi je dormais à poings fermés
Des choses que je n’oublie pas
Que je sens en les mordant
Qui me laissent un sentiment
D’un grain de sable entre les dents
Oh! temps d’avant
J’ai encore l’âme trempée
Des larmes de mon père
Des larmes aussi salées que l’eau de la mer
Ce sel qui m’a forgée droite et autoritaire
Comme le rocher face à la mer
Oh! tant appris des vents
Que je croyais contraires
Que j’apprivoise subtilement
Pour ce que je veux en faire
Que j’ai voulu en faire
Je me souviens encore
Des paroles de mon père
Quand il me disait
Qu’elle pouvait mordre la mer
Moi je ne le croyais pas
J’étais forte et autoritaire
Je n’avais donc pas peur de la mer
J’ai encore l’âme trempée
Des larmes de mon père
Des larmes aussi salées que l’eau de la mer
Ce sel qui m’a forgée droite et autoritaire
Comme le rocher face à la mer
Plus de raison d’exister
Tes châteaux en Espagne sont effondrés
Sur ton lit, il y a ta valise ouverte
Ta chambre est comme ta vie
Sans queue ni tête
Tu pleures tes déceptions
Chacune des larmes qui coulent
Porte un nom
Mais pourquoi donc toujours
Fuir une tempête
Qui n’existe que dans ta tête
Au nom de la raison
Tu as laissé passer hier
Des amours des passions
Mais laisse donc ton cœur te guider
C’est quoi la vérité
Qui peut prétendre un jour y avoir goûté
À marcher toujours dos à la lumière
T’as jamais vu que l’ombre de toi-même
Tu pleures tes déceptions
Chacune des larmes qui coulent
Porte un nom
Mais pourquoi donc toujours
Fuir une tempête
Qui n’existe que dans ta tête
Au nom de la raison
Tu as laissé passer hier
Des amours des passions
Mais laisse donc ton cœur te guider
Un été oublié
Des mots qui ne se sont pas montrés
Les "black lights" déchaînés
D’un bar perdu dans le passé
C’était l’heure où les gens
S’entassaient et buvaient
La chaleur écrasait
Tous ceux qui résistaient
T’étais beau
Le jeu des images m’a accrochée
On s’voyait sans raison
Même que je n’savais pas ton nom
C’qui comptait c’était nos rôles
Le soir quand on sortait de nos piaules
C’était l’heure où les gens
S’entassaient et buvaient
La chaleur écrasait
Tous ceux qui résistaient
T’étais beau
Le jeu des images m’a accrochée
C’était l’heure où les gens
S’entassaient et buvaient
La chaleur écrasait
Tous ceux qui résistaient
T’étais beau
Le jeu des images s’est brisée
Il faut savoir mourir
D’un plaisir ardent
Il faut le vivre intensément
Au lieu de le regretter
Avant même d’y avoir goûté
De la main je remue mes croyances
Je les place en ordre d’importance
Et très loin au fond dans l’assistance
Je m’étais oubliée