Et on voit revenir les héros
Héros de plus, héros de trop
Qui ont monté la garde
Devant bien des troupeaux
Troupeaux de haine, de larmes et de maux
Toi qui subis tes différences
Ne laisse pas des mots
Brûler des accords
Et faire saigner des corps
Essayer de combler les distances
Entre toi et les sots
Pour suivre un troupeau
De haine, de larmes et de maux
Et on voit revenir les héros
Héros de plus, héros de trop
Qui ont monté la garde
Devant bien des troupeaux
Troupeaux de haine, de larmes et de maux
Parti pour lui chercher la lune
Revenu qu’à moitié
Ne gardant que sa pâleur
Et sa face cachée
"T’avais peut-être oublié
Que la lune, d’autres l’ont convoitée"
Et on voit revenir les héros
Héros de plus, héros de trop
Qui ont monté la garde
Devant bien des troupeaux
Troupeaux de haine, de larmes et de maux
Un sentiment bizarre
tout à coup m’envahit
Une marée montante de glace
qui me remplit
Un sentiment bizarre
qui vient de l’intérieur
Pourquoi t’es parti ?
Je n’ai plus jamais de chaleur
Un sentiment bizarre
tout à coup m’a détruite
Souvenir intense
d’une soif inassouvie
Ce mal de toi immense
que je cache à l’intérieur
Pourquoi t’es parti ?
J’ai tant besoin de chaleur
Quand t’es parti,
j’ai pris le plus long corridor
Le plus sombre, le plus étroit
Celui qui mène à l’envers de ton corps
Quand t’es parti,
j’ai pris le plus long corridor
Celui-là sans fenêtres, le plus sombre
Celui qui mène à l’envers de dehors
Je sais que très bientôt,
je trouverai la sortie
Je repeindrai ma vie
loin de tous les cadres jaunis
J’irai chercher en moi
ce qui reste de meilleur
Pourquoi t’es parti ?
J’ai tant besoin de chaleur
Quand t’es parti,
j’ai pris le plus long corridor
Le plus sombre, le plus ?eacute;troit
Celui qui mène è l’envers de ton corps
Quand t’es parti,
j’ai pris le plus long corridor
Celui-là sans fenêtres, le plus sombre
Celui qui mène à l’envers de dehors
Un sentiment bizarre
tout à coup m’envahit
Une marée montante de glace
qui me remplit
Un sentiment bizarre
qui vient de l’intérieur
Pourquoi t’es parti ?
Je n’ai plus jamais de chaleur
Si j’te disais qu’y a plus rien
qui m’colle à la peau
Que je n’en peux plus de voir
des poings levés bien haut
Que tous veulent la gloire
Même si le prix à payer est trop haut
Et j’ai même vu la mer
Qui se cachait la tête sous l’eau
Qui me l’a dit ? Qui me l’a dit déjà ?
Je n’sais plus déjà qui l’a dit
Qui me l’a dit déjà ?
Qui me l’a dit ? Qui me l’a dit déjà ?
Pourquoi c’est si compliqué ?
J’te tiens les mains,
tout le reste est enfermé
Dans des cauchemars, des nuits
des peurs d’être blessé
Et ces enfants qu’on met au monde
pour mettre à l’eau
Si j’te disais qu’y a plus que toi
Qui m’colle à la peau
Qui me l’a dit ? Qui me l’a dit déjà ?
Je n’sais plus déjà qui l’a dit
On me l’a dit déjà ?
Qui me l’a dit ? Qui me l’a dit déjà ?
Pourquoi c’est si compliqué ?
Si j’te disais que moi
j’en ai trop sur le dos
Que je ne vendrai jamais
mon âme pour des bravos
Qui me l’a dit ? Qui me l’a dit déjà ?
Je n’sais plus déjà qui l’a dit
On me l’a dit déjà ?
Qui me l’a dit ? Qui me l’a dit déjà ?
Qui me l’a dit ? Qui me l’a dit déjà ?
Je n’sais plus déjà qui l’a dit
On me l’a dit déjà ?
Il arrive parfois que même
Dans les eaux troubles
On se voit tel qu’on est
Sans parfum ni poudre
Puis arrivent les bruits
Que l’on entend la nuit
Qui sonnent pour les regrets
D’un autre jour qui s’enfuit
Plus je regarde de loin
Et plus je la vois bien
C’est même de très, très loin
Que je peux presque la toucher
Une nuit tout doucement
De moi elle s’est approchée
M’a soufflé à l’oreille
"Tu ne t’étais pas trompée"
Elle s’empare de mes craintes
Elle érode mes doutes
Pour en faire de longs chemins
Sur lesquels marchent mes troupes
J’veux
Plus rester
J’veux m’en aller
Tout comme la petite fille
Qui avait tout gâché
C’est à croire que c’est toujours pareil
Quand moi je l’appelle,
il ne me répond pas
Où il m’emmène, je ne veux plus aller
Mais pour ne pas lui faire de peine
Je lui ai toujours caché
C’est à croire que c’est toujours pareil
Quand moi je l’appelle,
il ne me répond pas
C’est l’histoire d’une histoire
Que j’ai pas le goût de raconter
Un "Il était une fois"
Que je n’aurais jamais dû commencer
Quand moi j’appelle,
il ne me répond pas
Dame la douleur
Elle me tient fort entre ses bras
Son haleine brûle mon cœur
et éteint ma voix
Je me ferai la sœur du silence
Je partirai, je ne dérangerai pas
C’est l’histoire d’une histoire
Que j’ai pas le goût de raconter
Un "Il était une fois"
Que je n’aurais jamais dû commencer
Quand moi j’appelle,
il ne me répond pas
Je ne peux plus rester
Je dois m’en aller
Tout comme la petite fille
Qui avait tout gâché
C’est à croire que ce sont
toujours les mêmes
Ceux qui appellent,
ceux qui ne répondent pas
J’ai trop mal pour le dire
Je n’pourrai jamais trouver les mots
Et j’ai trop de mots à te dire
Mais ils ne sont pas assez beaux
Bien peu sûre de moi pour l’écrire
Mais entre le trop froid et trop chaud
Il y a un moment d’hésitation fragile
Comme quand toi tu touches à ma peau
"Tu vois, il faut jamais croire
qu’on a assez d’eau
Il faut jamais croire qu’on a assez d’eau
pour marcher jusqu’à la fontaine
Et la regarder couler
Et la regarder couler"
Me voilà sans mes amarrages
J’sais pas les raisons de mon naufrage
Pourtant je n’ai jamais cru aux mirages
Que dans mon passé pas très sage
J’ai dû prendre un mauvais virage
Présenter le mauvais visage
Sûrement me tromper d’équipage
Ils ont mis mon honneur en gage
"Tu vois, il faut jamais croire
qu’on a assez d’eau
Il faut jamais croire qu’on a assez d’eau
pour marcher jusqu’à la fontaine
Et la regarder couler
Et la regarder couler"
"Tu vois, il faut jamais croire
qu’on a assez d’eau
Il faut jamais croire qu’on a assez d’eau
pour marcher jusqu’à la fontaine
Et la regarder couler
Et la regarder couler"
Dans la brunante d’un ciel de ville
Une belle traîne
Son ombre vieillit sous les dalles effritées
Des ruelles d’argile où reposent ses amours
Où reposent ses amours
de ses nuits mouvementées
Belle Bella Belle
À coups de pierre les enfants
ne t’ont pas prise dans leurs bras
Belle Bella Bella
On a ri de tes cheveux,
de la terreur dans tes yeux, on a ri
Hier encore, sous le balcon
On entendait soupirer
les voix derrière les volets
Mais aujourd’hui ne reste à la fenêtre
Que les rouges lueurs
de toutes tes nuits de fête
Bella Bella Bella
A coups de pierre les enfants ne t’ont pas
prise dans leurs bras
Belle Bella Bella
On a ri de tes cheveux,
de la terreur dans tes yeux
Bella Bella Bella
On a ri, pliés en deux
des ombres dans tes creux
On a ri
Mains avides, vides comme l’est sa vie
Se frottent à son dos
comme une seconde peau
Dans la nuit humide de son lent suicide
Elle a tendu les bras
va-et-vient de l’au-delà
Il me l’a dit, j’lui ai dit aussi
Mais chaque fois qu’il est reparti
J’ai dit : "Plus jamais dans ma vie"
Me l’avait dit, me l’avait promis
À grands coups de tous ses exils
Il a mis ma tête en péril
Je le vois loin dans la noirceur
N’a plus mon drapeau sur son cœur
J’entends du bruit
C’est une autre année qui fuit
Des mots, des formules, des écrits
Qu’il faut que je conjure à tout prix
Me l’avait dit, me l’avait pourtant promis
Mais à chaque fois qu’il est reparti
J’ai dit "Plus jamais dans ma vie"
Je le revois dans la noirceur
Il porte un drapeau sur son cœur
Pourtant
Je suis partie bien avant lui
Fatiguée, besoin de repos, de répit
Le jour où il est parti
Ailleurs
Il me l’a dit, j’lui ai dit aussi
Mais chaque fois qu’il est reparti
J’ai dit "Plus jamais dans ma vie"
Me l’avait dit, me l’avait promis
À grands coups de tous ses exils
Il a mis ma tête en péril
Quand il est parti chercher
Ailleurs
J’ai regardé tout d’un coup par la fenêtre
Quelqu’un me disait de m’en aller
J’ai baissé les yeux, baissé la tête
J’avais de la neige sous les pieds
Les arcs-en-ciel de novembre
Ont la pâleur de ces chambres
On les a enfermés
Pour y attendre l’&escute;ternité
En regardant, j’ai revu par la fenêtre
On me disait de ne pas rester
J’ai senti le froid, j’ai baissé la tête
J’avais de la neige sous les pieds
Mais d’ici plusieurs décembres
Tant de mirages à me vendre
Tant de voyages à raconter
Sur des eaux douces ou des eaux salées
Je sais le temps qui passe
Je sais qu’il m’enlace
Des jours j’aime ses caresses
Les lendemains je les déteste
Je sais le temps qui court
Je sais qu’il m.entoure
Dans ses draps de velours
Ai-je trop dormi un jour?
Les arcs-en-ciel de septembre
Me font serrer mes croyances
Entre mes bras agrandis
Par le passé qui est parti
Comme un instant d’oubli
Par le présent qui me ramène à la vie
Coup d’oubli, coup de vie
Coup de vaste solitude
Dans des draps si doux
Moi j’ai bien trop dormi
J’ai regardé tout d’un coup par la fenêtre
Quelqu’un me disait de m’en aller
J’ai baissé les yeux, baissé la tête
J’avais de la neige sous les pieds
Je l’ai vue dans leurs yeux, l’envie folle
De te faire du mal, de te blesser
Je les ai vu t’arracher
Ce qui restait de ton âme
et de tes poupées
J’ai voulu les retenir
Supplier, regarder droit dans les yeux
Mais jamais je ne les laisserai t’emporter
Encore et encore
Je l’ai vue dans tes yeux, l’envie folle
De ne pas partir, de rester
Quand ils t’ont fermé les yeux
J’ai hurlé pendant des jours
Jusqu’à m’épuiser
J’ai tellement voulu retenir
Supplier, regarder droit dans les yeux
Mais jamais je ne les laisserai t’emporter
Encore et encore
Et soudain le vent se tourne vers moi
Me fixe, me regarde droit dans les yeux
Me dit : "Je t’avais mise en garde
Je t’avais prévenue qu’elle était
à nous deux"
J’ai tellement voulu le retenir
Supplier, regarder droit dans les yeux
Mais jamais je ne les laisserai t’emporter
Encore et encore
Je l’ai vue dans leurs yeux, l’envie folle
De te faire du mal, de te blesser
Je les ai vu t’arracher
Ce qui restait de ton âme
et de tes poupées
Pour ceux qui, sans jamais partir,
sont toujours ailleurs
Aussi pour eux qui penchent la tête
en cas de malheur
Il me reste à voir,
voir tous ceux qui s’usent à se protéger
Je pense que le temps, temps à lui tout seul,
le fait bien assez
C’est du revers de la morale
que souvent on essuie ses yeux
Moi je crains seulement
pour les heures oubliées
Dont on n’a ni peur ni envie
Mais je crains tellement pour ces jours entiers
Emportés par la folie
Le reste je m’en souviens par cœur
Il me reste à voir,
images projetées sur visage écran
Il me reste à revoir, film de vie
dans les yeux qui passe trop lentement
C’est l’envers de la médaille
qui quelquefois nous va le mieux
Moi je crains seulement
pour les heures oubliées
Dont on n’a ni peur ni envie
Moi je crains tellement pour ces jours entiers
Emportés par la folie
L’enfant ne donnera jamais de fleurs
Sur une terre déjà vécue
Il ne lui poussera plus de cœur
Sur une terre déjà vaincue
Millions de vies sur ses épaules
Déjà très lourdes à porter
Toute sa vie dans les bras d’un autre
Qui va tout décider
L’enfant se donnera jamais de fleurs
Sur une terre déjà vécue
Il ne lui poussera plus de cœur
Sur une terre déjà vaincue
Millions de vies sur ses épaules
Déjà très lourdes à porter
Toute sa vie dans les bras d’un autre
Qui va tout décider
Qui a tout décidé
Qui a tout décidé
L’orgueil caresse leur colère
Il la flatte dans le bon sens
Elle se faufile, la vipère
Elle leur prend leur indépendance
Leur patience, leur tolérance
Millions de morts sur leurs épaules
Déjà très lourdes à porter
Toute sa vie dans les bras d’un autre
Qui va tout décider
Qui va tout décider
Qui va tout décider