Paroles

  1. Un peu d’innocence
  2. T’es en amour
  3. La vie devant toi
  4. Qu’ils s’en volent
  5. Et mon cœur en prend plein la gueule
  6. J’enrage
  7. Sur le tapis vert
  8. Pour demain pour hier
  9. Un monde à refaire
  10. Il fallait pas
  11. Tu n’as pas besoin

 

Un peu d’innocence

J’ai envie de partir avec lui, ailleurs
Je crois qu’il m’aime, il me l’a dit, d’ailleurs
Quand il est près de moi je respire
Je sais que je peux tout lui dire
Il me comprend

On se fait des plans un peu fous, on rit
Si le monde est pas fait pour nous, tant pis
On n’ose pas se parler d’avenir
On n’sait pas le temps qu’il nous reste
Pour la tendresse

Laissez-moi un peu d’innocence
Donnez-moi un jour de vacances
Entre toutes vos guerres et vos affaires urgentes
Et si rien n’peut vous attendrir
J’ai au moins le droit de choisir
Entre votre planète
Et mes étoiles filantes d’adolescente

Quand mon cœur est triste, il m’emmène danser
Il arrive à me faire quand même planer
Quand c’est lui qui a mal, je l’entoure
De mes bras et il s’endort
Tout contre moi

Laissez-lui un peu d’innocence
Donnez-lui un jour de vacances
Entre toutes vos guerres
et vos affaires urgentes
Et si rien n’peut vous attendrir
Il n’a pas besoin de choisir
Entre votre planète
Et mes étoiles filantes d’adolescente

Entre toutes vos guerres
Et vos affaires urgentes
Et si rien n’peut vous attendrir
J’ai au moins le droit de choisir
Entre votre planète
Et mes étoiles filantes d’adolescente

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T’es en amour

Tu cours plus vite que tes souliers
Et tu peux pas rattraper tes idées
T’es en amour à plus finir
Tes insomnies arrivent plus à dormir

L’été se meurt en ville
Tu vois des plages dans l’impossible
Dans l’impossible
C’est c’qu’on fait pas qui est difficile

T’es en amour
T’es en amour

T’as toujours peur que tout s’arrête
Tu guettes le temps, tu respires en cachette
Tu paranoïes, t’as l’impression
Que c’est de toi que je parle dans les chansons

L’hiver est sale en ville
Les pieds te calent dans l’inutile
Dans l’inutile
C’est l’essentiel qui est pas facile

T’es en amour
T’es en amour

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La vie devant toi

T’as beau avoir vingt ans
Et la vie devant toi
Mais justement la vie
Elle est toujours devant
Mais ici y’a personne
Pour stopper les aiguilles
Pour calmer ton réveil
Qui sonne, qui sonne, qui sonne

Surtout pas te tromper
D’avenir ou de métro
Surtout pas t’endormir
Et manquer le bateau
Qui part avec ou sans toi
Pour nulle part
Et que le vent ramène
À ton point de départ

T’es tout seul dans la foule
Qui tangue sur la terre
Qui marche sur la houle
Qui se noie dans le désert
Qui suit tous les mirages
Et prend tous les visages
Qui se cherche des rivages
Au milieu de la mer

Si tu crois que c’est l’ivresse
Tu peux toujours mentir

T’as beau avoir vingt ans
Le monde à découvrir
Quand t’es en peine d’amour
Ça te bouche un avenir
Surtout quand tu croyais
Aller au cinéma
Tu t’retrouves à serrer
Le vide entre tes bras
Et puis y’a tous ceux-là
Qui éteignent la lumière
Qui meurent quand y faut pas
À tort et à travers

Qui s’en vont voir ailleurs
Si y’a pas un monde meilleur
Et qui vous laissent le cœur
Comme des cimetières
Et puis y’a tous les autres
Qui voudraient que l’on vive
Sans jamais se salir
Sans risquer de mourir
Et qui se font des lois
Pour jamais avoir mal
Pour casser ma folie
Et la rendre illégale

Si tu veux ma jeunesse
Tu peux toujours courir

T’as beau avoir vingt ans
Et le temps devant toi
Y’a des soirs t’en a mille
Au fond de ta mémoire
On fait semblant de croire
Que c’est la première fois
Alors qu’ça fait des vies
Qu’on fait tous les trottoirs

Pour l’argent, pour l’amour
Pour l’alcool et la gloire
Parce qu’on a toujours soif
Parce qu’on ne sait pas boire
Tu t’accroches à un fil
Tu as peur de tomber
T’es tout seul dans la nuit
Que tu pleures ou tu pries

Et tout ce qui te reste
Dans ce monde sans paix
De colère et d’usure
De guerre et de censure
Tout c’qu’on peut pas tuer
Tout c’qu’on peut pas te prendre
C’est ce qu’on ne peut pas voir
Tout ce qui n’est pas à vendre

Si tu pars moi je reste
Tu peux toujours t’enfuir

Si tu crois que c’est l’ivresse
Tu peux toujours mentir
Si tu veux ma jeunesse
Tu peux toujours courir

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Qu’ils s’en volent

Les oiseaux que j’avais
On les a mis en cage
Ou noyés quelque part
Dans des mers de pétrole
Je ne sais pas pourquoi

Pour eux nos grands buildings
Ne sont que des mirages
Ils se tuent quand ils croient
Traverser les nuages
Je ne sais pas pourquoi
Car dans mes rêves à moi

Je sais qu’ils s’envolent
Oui je sais qu’ils s’envolent
Vers des îles inconnues
Où l’on ne va jamais
Je sais qu’ils s’envolent
Oui je sais qu’ils s’envolent
Loin de moi
Ils s’en vont comme toi
Là-bas, sans moi

Quand la nuit me fait peur
Moi je n’ai que des rêves
Des avions de métal
Pour m’emmener ailleurs
Les oiseaux qu’il me reste
C’est en moi qu’ils voyagent

Je veux qu’ils s’envolent
Oui je veux qu’ils s’envolent
Vers des îles inconnues
Où l’on ne va jamais
Je veux qu’ils s’envolent
Oui je veux qu’ils s’envolent
Jusqu’à toi
Puisque tu es parti
Là-bas, sans moi

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Et mon cœur en prend plein la gueule

Je jette un œil par-dessus mon épaule
Quelqu’un me suit, quelqu’un me frôle
Je crois bien l’avoir vu quelque part
Avec son air qui m’donne le cafard
Je presse le pas, je rentre chez moi
Les escaliers semblent si froids
Je referme la porte à double tour
On est jamais trop prudent en amour

Mais soudain je me fige devant la glace
Moi qui ai toujours cru vivre seule
Je vois comme une étrangère à ma place
Et mon cœur en prend plein la gueule

La nuit je fais des rêves qui m’emportent
Loin de mon lit loin de ma porte
Et je ne m’endors plus sans déposer
Mon cheval blanc sous mon oreiller
Surtout qu’il a des ailes qu’il déploie
Et je fonce comme un oiseau de proie
Et j’arrache l’amour à d’autres bras
On est jamais si bien trompé que par soi

Soudain je me réveille le cœur glacé
Mes draps collent à moi comme un linceul
Je suis comme un oiseau emprisonné
Et mon cœur en prend plein la gueule

J’ai rangé ma folie dans mes tiroirs
Avec plein de choses à oublier
J’ai pendu ma jeunesse dans une armoire
Dont j’ai vite égaré la clé
J’ai gardé les épines, jeté les roses
On ne va jamais trop au fond des choses
C’est bien que l’amour rime avec naufrage
On est jamais trop prudent en voyage

Mais voilà que tu débarques sans t’annoncer
Que tu viens barbouiller mon image
Tu me distrais de ma réalité
Et tu me fais perdre ma page
Je suis prise dans ma toile d’araignée
Et je n’ai plus envie d’être seule
Tu me voles mes nuits et ma santé
Et mon cœur en prend plein la gueule

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J’enrage

Plus je connais le monde
Et plus je vois qu’il ressemble
À ce que tu disais
Que j’ai pas toujours cru

Tes colères soudaines
Je les revis parfois
Quand se lèvent les masques
Sur ces regards froids

Tes paroles, tes envols
Et tes guerres perdues d’avance
Tes éclats de cœur
Remontent en moi
Dans le silence

Tes combats, ta fureur
Contre le vent et la peur
Mais dis-moi pourquoi
Tout recommence
Au fond de moi

J’enrage
De manquer d’air et de courage
J’enrage
D’être déjà devenue sage
J’enrage
À brûler tout sur ton passage
J’enrage
Que tu sois parti loin de moi
Là-bas tout seul dans les nuages

Une enfant qui s’amuse
Au bord de la rivière
Et qui lance des pierres
Au destin qui l’attend

Tombée sur une planète
Comme on tombe à la mer
Dans un monde où je me sens
Toujours étrangère

Ta violence, ta patience
Perdue à coup d’intolérance
Tes éclats de voix
Remontent en moi
Dans le silence

Ta folie, tes envies
Et tes rêves incompris
Ton audace et la place
Que tu as laissée
Dans ma vie

J’enrage
De manquer d’air et de courage
J’enrage
D’être déjà devenue sage
J’enrage
À brûler tout sur ton passage
J’enrage
Que tu sois parti loin de moi
Là-bas tout seul dans les nuages

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Sur le tapis vert

Dans mes nuits où y’a pas que des mystères
Parfois j’arrive aux portes de l’enfer
Y’a le feu qui me glace le cœur
Moi qui voulais rien qu’un peu d’chaleur

Y’en a qui font du cash et des carrières
Moi c’est ma vie que j’mets sur le tapis vert
Alors quand tu me dis je t’aime
Tu sais pas où la nuit t’entraîne

Si tu poses tes mains sur ma peau
Tu vas trouver ta vie en morceaux
Et je resterai là à te regarder souffrir
Si tu poses ton corps sur mon corps
T’auras jamais raison, toujours tort
Tu pourras me trahir et partir loin de moi
Je s’rai comme une enfant qui pleure en toi

Y’a des rêves qui s’empilent devant toi
Tu en fais des prisons où tu me vois
Mais moi j’ai tout brûlé d’avance
Je n’ai que ma folie et le silence

Y’en a qui font du cash et des affaires
Moi c’est ma vie que j’mets sur le tapis vert
Alors quand tu me dis je t’aime
Tu sais pas où la nuit t’entraîne

Si tu poses tes mains sur ma peau
Tu vas trouver ta vie en morceaux
Et je resterai là à te regarder souffrir
Si tu poses ton corps sur mon corps
T’auras jamais raison, toujours tort
Tu pourras me trahir et partir loin de moi
Je s’rai comme une enfant qui pleure en toi

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Pour demain pour hier

Des appels au secours
Des cœurs et des murs troués
Là-bas on compte les jours
Comme ici les années

Y’as des rêves qu’on ramasse
En morceaux dans sa chair
Et jamais plus d’espace
Pour demain qu’pour hier

Quand j’me suis endormie
On se tirait dessus
À quoi ça sert la nuit
Quand l’matin est foutu

J’ai mal, j’ai honte
Mais j’y peux rien
Comme une enfant
Qui a toujours faim

J’ai mal, j’ai honte
Ça change rien
La nuit se couche au matin

Ici on fait naufrage
Sans jamais se mouiller
Ici on dort en cage
La clé sous l’oreiller

Mais y’a tes bras ouverts
Où j’peux rire ou pleurer
Où je peux tout changer
Pour demain, pour hier

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Un monde à refaire

Je n’avais que cinq ou six ans
Je courais pieds nus dans les champs
Et la mer ne dansait que pour moi

Je savais le nom des bateaux
J’habitais parfois des châteaux
Que le temps creusait au bord de l’eau

Tu m’apprenais des chansons américaines
Tu me parlais des sirènes
Qui dorment à l’horizon

I was a young young girl
A little shy
I’got a sad sad song
To make you cry
Moi je chantais pour te plaire
Tu voyais le monde à refaire
Et tous tes rêves d’enfant

Mais le monde un jour vous attire
Et vous donne envie de partir
Sans avoir eu le temps de grandir

Et quand la vie coule mes bateaux
Les nuits où s’écroulent mes châteaux
Le vent me ramène au bord de l’eau

Et tu me joues des chansons américaines
Je repense à tes sirènes
Et mes chagrins s’en vont

I was a young young girl
A little shy
I’got a sad sad song
To make you cry
Moi je chantais pour te plaire
Y’a toujours un monde à refaire
Et tous nos rêves d’enfant

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Il fallait pas

Y’a de drôles de canards
Qui se lissent les ailes
Sur des étangs bizarres
Où l’on tire des ficelles
Toi tu portais la flamme
Au cœur et ta richesse
On se fout de ton âme
Et on te joue aux fesses

Il fallait pas
Traîner dans ces eaux-là
Le monde est plein d’oiseaux comme ça
Qu’il faudrait mieux
Ne suivre que des yeux
Vaut mieux marcher que voler trop bas

Y’a de drôles de géants
Pas plus haut que des choux
Mais qui semblent si grands
Quand on est à genoux
Et toi tu es tombé
Au milieu de la danse
Ces gens-là ne se penchent
Que pour prendre leur pied

Il fallait pas
Traîner dans ces eaux-là
Le monde est plein d’oiseaux comme ça
Qu’il faudrait mieux
Ne suivre que des yeux
Vaut mieux marcher que voler trop bas

Y’a des drôles de serpents
Qui promènent leur froid
Dans le dos des enfants
Qui tremblent et qui y croient
Toi tu avais le chien, tu avais des idées
On t’a fait aboyer
Et marcher sur les mains

Il fallait pas
Traîner dans ces eaux-là
Le monde est plein d’oiseaux comme ça
Qu’il faudrait mieux
Ne suivre que des yeux
Vaut mieux marcher que voler trop bas

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Tu n’as pas besoin

Tu n’as pas besoin
De changer le monde à moitié
Tu n’as pas besoin
De chercher des murs à briser
Je n’ai qu’à regarder devant moi
Je ne vois plus l’ombre autour de toi

Tu n’as pas besoin
De jeter l’soleil à mes pieds
Tu n’as pas besoin
D’arrêter la terre de tourner
Je n’ai qu’à m’imaginer sans toi
Et la vie s’échappe à travers moi

Tu n’as pas besoin
De m’offrir ton âme à damner
Tu n’as pas besoin
De m’offrir tes jours à compter
Je n’ai qu’à pencher ma nuit sur toi
Et c’est la lumière au fond de moi

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