
Non je n’peux plus m’endormir
Sans dormir contre toi
Trop longtemps que ça dure
La blessure ne se ferme pas
Ça fait trop de bruit
Ton silence
J’entends partout ton cœur qui bat
Ça prend toute la place
Ton absence
Non je n’peux plus dormir sans toi
Je tiens ton ombre entre mes bras
Comme une malade qui délire
Qu’est-ce que j’ai fait de moi
Mais qu’est-ce que j’espère à te retenir
J’ai mal en dedans
Mal en dehors
J’ai mal partout
Et j’attends la mort
Je t’aime encore
Non je ne peux plus m’endormir
L’hiver est entré en moi
Trop longtemps que ça dure
Trop longtemps que j’ai froid
Tu as volé ma musique et mes rêves
Et la chaleur dans ma voix
Pourquoi faut-il qu’en amour on crève
Et qu’on soit prêt à crever des milliers de fois
Des heures des heures sans fin
Ça fait des heures et des heures
Qu’j’attends mon assassin
Que j’attends mon bonheur
Je tourne en rond dans moi
Je me griffe le cœur
J’ai du sang plein les doigts
J’attends mon bonheur
Des heures des heures sans fin
Ça fait des heures et des heures
Qu’j’attends mon assassin
Que j’attends mon bonheur
Je me brise en brisures
Je me brise en douleur
Mais tant pis les blessures
Moi j’attends mon bonheur
J’ai parlé à la vie
Je sais qu’elle ne f’ra rien
Mais ce soir je l’oublie
J’attends mon ange gardien
Tu sais je n’ai plus peur
Car j’attends mon bonheur
Mon bonheur
Mon bonheur
Viendra—il viendra pas
Avant ma dernière heure
Je sens déjà le froid
Ne tarde plus j’ai peur
J’ai parlé à l’amour
Pourquoi tant de noirceur
Pourquoi es tu si lourd
Sur les épaules du bonheur
Si j’pouvais ouvrir le temps
Comme une porte de maison
J’y cacherais ton âme d’enfant
Et le temps garderait ton nom
Si je pouvais voir la lumière
Je lui dirais ce que je veux
Laisse-moi devenir tes paupières
Pour que je vive près de tes yeux
Si je pouvais t’aimer un jour
T’aimer t’aimer une fois
J’apprendrais à parler d’amour
Pour apprendre à parler de toi
De toi de toi de toi
Si j’savais chanter plus fort
Chanter plus haut que le malheur
Je lui dirais retiens la mort
Je veux t’aimer encore une heure
J’ai tellement envie de te dire
Les mots qui effacent la douleur
J’ai envie de t’entendre rire
Je veux t’aimer avant que tu pleures
Si je pouvais t’aimer un jour
T’aimer t’aimer une fois
J’apprendrais à parler d’amour
Pour apprendre à parler de toi
De toi de toi de toi
Si tu voulais tout simplement
Un jour seulement une fois
Tu pourrais te coucher dans mes rêves
Et tu n’aurais plus jamais froid
Si je pouvais t’aimer un jour
T’aimer t’aimer une fois
J’apprendrais à parler d’amour
Pour apprendre à parler de toi
Si je pouvais t’aimer un jour
T’aimer t’aimer une fois
J’apprendrais à parler d’amour
Pour apprendre
À parler de toi
Vingt dimanches par semaine
Des enfants jamais malades
Le bonheur sans la haine
Des soldats la paix dans l’âme
La parole aux poètes
Et la musique aux fous
La liberté dans la tête
Et la vérité debout
Et si c’était vrai si c’était vrai
Qu’est-ce qu’on en ferait
Et si c’était vrai
Est-ce qu’on y croirait
Et du pain à toutes les tables
Et de l’eau pour chacun
De l’amour non coupable
Et le droit d’être quelqu’un
Et de la place pour tous
Pendant qu’on est en vie
Et des roses qui poussent
Sur le fumier d’aujourd’hui
Et puis toi mon amour
Qui m’aimerais toujours
Et l’humanité humaine
Dans la voix des humains
Et puis le chant des baleines
Qu’on entendrait enfin
Ceux qui passent plus de temps
À donner aux autres
Qu’à se tourner vers un dieu
Qui compte les fautes
C’est toute ma religion
Tous ces mots qui me viennent
Devant l’immensité
Ces océans d’étoiles si désintéressées
C’est toute ma religion
Et tous c’est gens qui font du bien
Sans se faire prier
Tous ces chœurs qui s’élèvent
D’un vieux rêve oublier
C’est toute ma religion
Voir en chacun de nous
Une bonté minimum
Plutôt que d’espérer une seule âme
Infiniment bonne
C’est toute ma religion
Les efforts que font les êtres
Pour trouver la vie belle
Sans qu’on vienne leur dicter
Une foi originelle
C’est toute ma religion
C’est toute ma religion
Toi qui me dis simplement
Combien j’existe pour toi
Toi qui arrives d’abord
à me faire croire en moi
C’est toute ma religion
Si j’ai refait mon nid
Pour cacher mes douleurs
C’est que j’ai trouvé l’envie
De survivre à la noirceur
Si mon prochain amant
Devient ma prochaine guerre
Je prépare dès maintenant
Sa place au cimetière
Mais je t’invite tout de suite
Pour connaître la suite
Et si je dois tout donner
Je donnerai le meilleur
On ne m’a pas tout volée
Il me reste du cœur
Je sais que c’est encore moi
Qui aimera le plus fort
Et tant mieux si j’ai tort
Je sais que c’est encore toi
Qui va me dire adieu
Et tant mieux
Si je t’ai rendu heureux
Si j’ai fermé les yeux
Ce n’est pas pour ne rien voir
J’ai bien vu ton petit jeu
Mais je voulais y croire
Et j’y croirais encore
Pourtant j’en ai bavé
Mais je ne ferai plus d’effort
Pour me laisser crever
Si j’ai plus peur de lui
C’est pas que j’abandonne
Mais j’ai encore peur de ce que je suis
À part ça ... de personne
Quand il faudra partir
Sans un cri sans un mot
Je partirai sans rien dire
Sans une parole de trop
Quand il faudra partir
Comme pour sauver ma peau
Je partirai sans rien dire
En sachant qu’il le faut
Sans un cri sans un mot
Je quitterai nos souvenirs
Je partirai sans rien dire
Je fermerai mon cœur
à toutes les souffrances
Les plus grandes douleurs
Se vivent en silence
Quand y’a plus rien à faire
Quand tout est inutile
Il faut savoir se taire
Même si c’est difficile
Les plus belles erreurs
Se gardent au fond de soi
Comme un lac de douceur
Et ne se montrent pas
Et même si j’en crève
Je cacherai toujours
Au milieu de mes rêves
Notre chagrin d’amour
Ton regard dans le mien
Que tu n’as jamais vu
Et la course du temps
Qui ne reviendra plus
La moitié de ma vie
à n’attendre que toi
Et l’autre pour tes envies
Quand tu n’aimeras que moi
Quand tu n’aimeras que moi
Mais qu’est-ce qui me prend
J’ai misé sur un cauchemar
Mais qu’est-ce que j’attends
Dans les sables mouvants
De notre histoire
La moitié de moi-même
Qui avance dans le feu
Et l’autre qui dit je t’aime
à l’ombre de tes yeux
Mais qu’est-ce qui me prend
J’ai misé sur un cauchemar
Mais qu’est-ce que j’attends
Dans les sables mouvants
Dans les sables mouvants
Une porte d’église
Où vient prier le vent
Pour qu’un jour tu lui dises
Comment j’étais avant
Comment j’étais avant
On peut courir on peut s’enfuir
Plus on va loin plus on va nulle part
Quel plaisir de se mentir
Quand on veut pas s’voir dans l’miroir
On peut se faire du cinéma
Puisqu’on est tous des mégastars
On ferait bien n’importe quoi
Pour aller chercher un Oscar
On est comme on est
à quoi servent les regrets
On est mieux que parfait
Quand on se reconnaît
On a le droit de changer d’peau
Mais le nôtre n’a pas de prix
Après la peau restent les os
Mais qui tiendra le bistouri
Si la beauté est impossible
Sans le recours du silicone
Les saints de la nouvelle bible
Ont déjà prévu d’autres clones
On est comme on est
à quoi servent les regrets
On est mieux que parfait
Quand on se reconnaît
Peu importent les effets
Peu importent les trucages
On ne pourra jamais
Changer notre vrai visage
On est comme on est
On est comme on est
On est comme on est
On est comme on est
Je ne suis plus comme avant
Je ne suis plus comme hier
Un printemps
Qui se foutait de l’hiver
Je ne suis plus comme avant
Mais je n’ai pas changé
Mes tourments
Ne m’ont jamais quittée
Simplement maintenant
Avec le temps je comprends
Je ne suis plus la même
Mais je ne suis plus une autre
J’ai appris à me dire je t’aime
à me pardonner mes fautes
On fait tous des erreurs
On porte tous des chaînes
Dans le cœur
Y’a pas de vie sans peine
Simplement maintenant
Avec le temps je comprends
Je comprends un peu tard
Mais au moins je comprends
Qu’il faut voir
Ce que l’on est vraiment
Et tant pis si c’est dur
Et tant pis si c’est triste
Nos blessures
Nous rappellent qu’on existe
Simplement maintenant
Avec le temps je comprends
Mes rêves m’ont rendue fragile
à force de rêver de nous
Et chaque rêve est un exil
Où nous n’avons pas rendez-vous
J’attends j’attends qu’est-ce que j’attends
Dans cette gare où je m’égare
Perdue dans cette foule d’amants
Qui se retrouvent ou se séparent
Crois-tu qu’un jour tu reviendras
Toi qui ne m’as jamais quittée
Crois-tu qu’un jour tu reviendras
Tu reviendras pour exister
Tu deviendras la réalité
J’ai peut-être couru trop vite
J’étais si pressée de te dire oui
Je me suis donnée tout d’suite
à toi croyant que c’était lui
Entre mes songes et ses mensonges
M’en veux-tu de t’avoir trahi
Comment te dire ce qui me ronge
Et je t’attends et je m’ennuie
Crois-tu qu’un jour tu reviendras
Toi qui ne m’as jamais quittée
Crois-tu qu’un jour tu reviendras
Reviendras pour exister
Tu deviendras la réalité
Mes rêves m’ont rendue fragile
Vivre sans toi m’est difficile
Crois-tu qu’un jour tu reviendras
Toi qui ne m’as jamais quittée
Crois-tu qu’un jour tu reviendras
Tu reviendras pour exister
Tu deviendras la réalité
Mes rêves m’ont rendue fragile
Vivre sans toi m’est difficile
J’ai jamais cru en Dieu
J’essaie de croire en moi
J’ai tellement vu de vieux
Souffrir avec la foi
J’ai jamais cru que la peur
Allait me faire prier
Comme si un monde meilleur
Pouvait exister
Mais veille sur moi
Veille sur moi
J’ai jamais cru que les anges
Pouvaient nous protéger
Y’a tellement rien qui change
Avec les années
J’ai toujours traité de fous
Ceux qui se mettent à genoux
Et qui sont convaincus
Qu’ils seront entendus
Veille sur moi monsieur
Veille sur moi mon Dieu
Si c’est vrai que t’es là
Veille sur moi et écoute-moi
Veille sur moi père
Mon Bouddha ma lumière
Et écoute ma prière