D’elles
 

Paroles

  1. Et s’il n’en restait qu’une
  2. Immensité
  3. À cause
  4. Je cherche l’ombre
  5. Les paradis
  6. La diva
  7. Femme comme chacune
  8. Si j’étais quelqu’un
  9. Je ne suis pas celle
  10. Le temps qui compte
  11. Lettre de George Sand à Alfred de Musset
  12. On s’est aimé à cause
  13. Berceuse

Et s’il n’en restait qu’une

Et s’il n’en restait qu’une
Pour jouer son bonheur
Et miser sa fortune
Sur le rouge du cœur

Pour accepter les larmes
Accepter nuit et jour
De se livrer sans armes
Aux griffes de l’amour

Et s’il n’en restait qu’une
À n’être pas blasée
Et pleurer pour deux thunes
Sur un vieux canapé

Oui s’il n’en restait qu’une
Pour l’amour cinéma
Oui s’il n’en restait qu’une
Je serais celle-là

Et s’il n’en restait qu’une
Pour aller bravement
Rêver au clair de lune
Aux bras de son amant

Et pour avoir l’audace
De confier en été
À l’étoile, qui passe
Des vœux d’éternité

Et s’il n’en restait qu’une
Pour bêtement tracer
Sur le sable des dunes
Deux cœurs entrelacés

Oui s’il n’en restait qu’une
Pour l’amour grand format
Oui s’il n’en restait qu’une
Je serais celle-là

Et s’il n’en restait qu’une
Pour oser affirmer
Qu’il n’est pire infortune
Que de ne pas aimer

De suivre au bout du monde
Sans question sans contrat
Je serais celle-là

Et s’il n’en restait qu’une
Pour envier le manège
Où les uns et les unes
Depuis toujours se piègent

Pour envier leurs folies
Leurs excès, leurs tracas
Je serais celle-là

Je serais celle-là

Et s’il n’en restait qu’une
Pour chercher sans pudeur
Une épaule opportune
Où cacher son bonheur

Et s’il n’en restait qu’une
Pour l’amour à tout va
Oui s’il n’en restait qu’une
Je serais celle-là

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Immensité

J’ai vu l’Oural, le Sahara
Les nuits fauves d’une Reine de Saba

J’ai vu la terre quelques orages
Les océans et ses naufrages
J’ai vu la foule et les silences
Les feux de joie et la souffrance
J’ai vu les roses sous la neige
Et les grands loups blancs pris au piège
J’ai vu tombé la pluie d’été
Les amants qui restent sur le quai

Mais ce qui m’étonne tu sais
C’est tout l’éclat de nos baisers
Tous les désirs, tous les sursauts
Comme des étoiles sur ta peau
Comme l’immensité

J’ai vu les anges et les démons
Les yeux baissés et les sermons
J’ai vu les ombres et la lumière
D’une femme seule et guerrière
J’ai vu les flots et les rochers
Les révélations, les secrets
J’ai vu les vastes Amériques
Et tous les mirages de l’Afrique
J’ai vu l’azur et les glaciers
Se confondre et puis se briser

Mais ce qui m’étonne tu sais
C’est tout l’éclat de nos baisers
Tous les désirs, tous les sursauts
Comme des étoiles sur ta peau
Comme l’immensité

J’ai vu l’enfance et l’ivresse
La vie qui sourit, la tristesse
La misère de mon insensé
J’ai vu des hommes tomber
Et sous mes yeux se relever

J’ai vu le froid, j’ai vu la transe
Le rire de notre fils qui danse
J’ai reconnu ses yeux dorés
Oh comme il te ressemblait
J’ai vu les Lys, les Orchidées
Cachés dans mon jardin secret

Mais ce qui me renverse tu sais
C’est tout l’éclat de tes baisers
Tous les désirs, tous les sursauts
Comme des étoiles sur ma peau
Comme l’immensité

Comme la douceur de tes baisers
Tous les désirs, tous les sursauts
Comme des étoiles sur ma peau
Comme l’immensité

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À cause

On s’est aimé à cause,
À cause de la vie
À cause des grands rêves
Que nous avions bâtis
Autour d’Adam et Ève
Et de leur Paradis

On s’est aimé à cause,
À cause d’un instant
À cause d’une ambiance,
D’un lieu et d’un moment
Et des lambeaux d’enfance
Collés à nos vingt ans

On s’est aimé à cause, à cause
Mais aujourd’hui, tant de choses ont changées
On s’est aimé à cause, à cause
Et maintenant, il faut s’aimer malgré

Il faut s’aimer malgré,
Malgré le temps perdu
Malgré tous les grands rêves
Dont on est revenus
Comme Adam et comme Ève
Du Paradis perdu

Il faut s’aimer malgré,
Même malgré le pire
Malgré les stratégèmes
De nos corps sans désirs
Malgré tous nos problèmes,
Malgré nos souvenirs

On s’est aimé à cause, à cause
Mais aujourd’hui, tant de choses ont changées
On s’est aimé à cause, à cause
Et maintenant, il faut s’aimer malgré

Il faut s’aimer malgré, malgré beaucoup de choses
Mais maintenant vois-tu on ne peut ignorer
Que l’amour se transforme et son apothéose
C’est quand on aime à cause, à cause des « malgré »

On s’est aimé à cause, à cause
Et maintenant, il faut s’aimer malgré
Mais aujourd’hui, tant de choses ont changées
On s’est aimé à cause, à cause
Oui maintenant, il faut s’aimer malgré

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Je cherche l’ombre

Je cherche l’ombre, pour danser avec toi mon amour
Sur ces musiques anciennes qui reviennent en mémoire

Quand le soleil s’éteint et que revient le soir

Je cherche l’ombre, pour nous mettre à l’abri mon amour
Pour découvir ton corps, loin de toute lumière
Et pour t’aimer encore comme une étrangère

Je cherche l’ombre, pour éteindre le feu mon amour
Qui dévore mon âme et brûle dans mes veines
De ce désir infâme qui en moi se déchaîne

Je cherche l’ombre, pour pleurer avec toi mon amour
Sur cette vie trop courte qui file entre nos doigts
Et qui mange les jours en m’éloignant de toi

Je cherche l’ombre

Je cherche l’ombre, comme on cherche un ami mon amour
Qui nous prendra la main, sans larmes, sans chagrin
Pour nous conduire ailleurs, cacher notre bonheur

Cacher notre bonheur

Et je cherche l’ombre
Et je cherche l’ombre
Je cherche l’ombre...

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Les paradis

Sous mes yeux, les sables d’argent
Prête-moi quelqu’un qui te ressemble tant
Comme un voyage d’un soir
La nuit de Lynch se ferment sur moi
Les paradis sont pleins de toi
Les paradis sont pleins de toi

C’est une voix qui appelle
C’est un corps étranger
Un nouveau monde où je me noies
Lire entre les lignes, double et sépare
Les paradis sont loins de moi
Les paradis sont loins de moi

Partir n’est pas quitter
Le premier amour est le dernier
Les paradis ne sont pas sur Terre
Je veux retrouver la lumière

Crois ce qui est, crois ce qui n’est pas
Les jours fragiles sont infinis
La vie m’a tout appris
Les paradis ne sont pas d’ici
Les paradis ne sont pas d’ici

Partir n’est pas quitter
Le premier amour est le dernier
Les paradis ne sont pas sur Terre
Je suis comme un soldat qui espère
Les paradis ne sont pas sur Terre
Je veux retrouver la lumière

Le fil de nos yeux
Ce silence qu’on entendait à deux
C’est toute ta force qui me sert
Je roule vers Mulholland après la mer
Les paradis ne sont pas sur Terre

Les paradis...
Les paradis ne sont pas sur Terre
Les paradis ne sont pas sur Terre
Les paradis ne sont pas sur Terre
Les paradis ne sont pas sur Terre
Les paradis ne sont pas sur Terre
Les paradis ne sont pas sur Terre

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La diva

La nuit quand je m’éveille dans mon désert de gloire
Je songe très souvent à la diva en moi
Celle qu’on adorait et qui se détestait
La femme dont la voix résonne à tout jamais

Tous les bravos du monde
N’ont pas pu secourir
Maria la Magnifique
Qui s’est laissé mourrir

J’avoue que certains soirs quand la foule applaudit
C’est à elle que je pense à qui je dis ’merci’
Il faut avoir gravi les sommets de silence
Pour sentir la douleur de sa désespérance
Et pour avoir chanté jusqu’au bout de mon âme
Je me suis reconnu à travers cette femme

Tous les bravos du monde
N’ont pas pu secourir
Maria la Magnifique
Qui n’a su que souffrir

J’avoue que certains soirs quand je suis sur la scène
J’aimerais que ma voix se confonde à la sienne

Tous les bravos du monde
N’ont pas pu appaiser
Maria la Magnifique
La diva écorchée

Quand je fuis les lumières la nuit quand tout s’efface
Surgit dans le désert l’ombre de la Callas

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Femme comme chacune

Je voudrais saisir dans mes mains
Tous ces parfums qui se confondent,
Tous ces échos qui se répondent
Et qui ne seront plus demain.

Je voudrais presser sur ma bouche
L’enivrante moiteur du soir
À qui je souris sans la voir,
La brise qui passe et me touche.

Retenir dans mes bras, la nuit
Indolente et voluptueuse,
La nuit complice et chuchoteuse
Qui me poursuit et me séduit

Avec ses yeux de clair de lune,
Où je vois le rêve passer
Et l’humain désir se presser …
La nuit, femme comme chacune.
Femme comme chacune.

Savoir où se couche le vent
Et partir pour l’aller surprendre
Dans quelque vallon d’herbe tendre
Où les mousses font un divan.

Ah ! voir la couleur du silence
S’il est plus profond qu’il n’est grand ;
Voir les tons apaisés qu’il prend
Avec ses multiples nuances.

Retenir dans mes bras, la nuit
Indolente et voluptueuse,
La nuit complice et chuchoteuse
Qui me poursuit et me séduit

Avec ses yeux de clair de lune,
Où je vois le rêve passer
Et l’humain désir se presser …
La nuit, femme comme chacune.
Femme comme chacune.
La nuit, femme comme chacune.

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Si j’étais quelqu’un

Si j’étais quelqu’un
Mon esprit serait roi
Comme les autres
Je regarderais passer un train

Si j’étais quelqu’un
Je partirais loin dans la vie

Je partirais loin dans la vie

Si j’étais quelqu’un
Je rirais souvent
Comme les autres
Je penserais à toi.

Si j’étais quelqu’un
L’amour me jouerait des tours
Mon regard s’étonnerait
À ton bonheur fou

La bise soufflera dans les arbres en fleurs
les anges sauteront en folie
comme pour attraper des cœurs
suspendus à l’échelle de l’infini.

Oh si j’étais quelqu’un
si j’étais quelqu’un

si j’étais quelqu’un
je serais dans un nuage
comme les autres
je dormirais comme un sage

si j’étais quelqu’un
Noir ou Blanc
comme les autres
je serais comme toi.

Je redécouvrirais le monde
je le peindrais à ma façon
sur mes pages en désordre
comme pour dessiner un ballon

que je t’envoie à la figure.
Que je t’envoie à la figure.
Oh si j’étais quelqu’un

Si j’étais quelqu’un
je t’aimerais passionnément
comme les autres...

si j’étais quelqu’un
comme les autres...quelqu’un
comme les autres

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Je ne suis pas celle

Je ne suis pas celle que les lumières éclairent
Je ne suis pas celle qui change avec le temps

Si malgré tout je suis resté la même
C’est pour approcher mes rêves d’enfant

Je voulais un homme, un seul pour danser
Je voulais chanter pour enchanter
Je voulais des nuits plus longues que les jours
Avant que tu t’en ailles, je voulais toujours

Je ne suis pas celle que tu crois
Je ne suis pas celle-là et pour toi

Je ne suis pas celle que tu vois
Que l’on raconte, il faut que tu me croies
Je ne suis pas cette fille-là

Je voulais une cheminée pour nous réchauffer
Un grand lit pour dormir contre lui blottie
Je voulais apprivoiser les oiseaux des forêts
Entendre chahuter les enfants attendris

Je voulais là leur apprendre l’allégresse

Taper avec eux sur des boîtes à sardines
Je voulais envoyer des messages de tendresse
Un peu d’amour, sur la Terre oisive

Je ne suis pas celle que tu crois
Je ne suis pas celle-là et pour toi
Je ne suis pas celle que tu vois
Que l’on raconte, il faut que tu me croies

Je ne suis pas celle que tu crois

Je ne suis pas celle-là, écoute-moi
Je ne suis pas cette fille-là
Cette fille-là
Cette fille-là

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Le temps qui compte

Les heures de gloire rhytmées de doutes
Le prix que ça coute

Pour toujours vouloir
La voix qui vacille, qui scintille
La salle remplie d’un amour si grand
Si fort qu’il me porte, me soulève, me prend
Qu’importe la note, chanter, s’aimer

Le temps qui compte est toujours compté
Qu’il soit gagné, qu’il soit gaspillé
En rires qui coulent, en vies qui déboulent

Le temps qui compte est toujours compté

Il nous martelle et presse le tempo
Le temps m’appelle, il a dix ans bientôt
Il prend la vie, la saisie et s’en va
Le temps qui compte est toujours compté

Et mon amour si malmené,
Mis en danger, par les années
Années de trop qui m’ont volé

Combien d’instants, d’heures et de jours

J’ai rusé avec les mots
Mes chansons hurlaient ton nom
Couplets de passion
T’aimer, c’était chanter

Le temps qui compte est toujours compté
Qu’il soit gagné, qu’il soit gaspillé
En rires qui coulent, en vies qui déboulent

Le temps qui compte est toujours compté

Il nous martelle et presse le tempo
Le temps m’appelle, il a dix ans bientôt
Il prend la vie, la saisie et s’en va
Le temps qui compte ne nous attends pas

Et la vie glisse sur l’eau du temps
La vie résiste, prend son élan
Pour un baiser elle peut se poser

Le temps qui compte est toujours compté

Un seul baiser et la vie s’en va
Le temps qui compte ne nous attends pas
Même avec toi, même avec passion
Le temps qui compte ne dure qu’une chanson

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Lettre de George Sand à Alfred de Musset

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On s’est aimé à cause

On s’est aimé à cause, à cause de l’été
Qui peignait tout en rose, l’amour et la cité
À cause des grands rêves que nous avions bâtis
Autour d’Adam et d’Ève et de leur Paradis

À cause de l’ambiance, du lieu et du moment
Et des lambeaux d’enfance, collés à nos vingt ans
On s’est aimé à cause, à cause, à cause, à cause

Mais maintenant, vois-tu, on ne peut ignorer
Qu’il nous faut voir un peu différemment les choses
On s’est aimé à cause, il faut s’aimer malgré

Malgré, malgré la pluie, tombant sur nos étés
Malgré le ciel de suie et les jours sans clarté
Malgré tous les grands rêves dont on est revenus
Comme Adam et comme Ève du Paradis perdu

Malgré les clairvoyances de nos cœurs indulgeants
Malgré l’accoutumance tissée au fil des ans
On s’est aimé à cause, à cause, à cause, à cause

Mais maintenant vois-tu, on ne peut ignorer
Qu’il nous faut voir un peu différemment les choses
On s’est aimé à cause

À cause de l’ambiance, du lieu et du moment
Et des lambeaux d’enfance, collés à nos vingt ans
On s’est aimé à cause, à cause, à cause, à cause

Mais maintenant vois-tu, on ne peut ignorer
Qu’il nous faut voir un peu différemment les choses
On s’est aimé à cause, oh!
il faut s’aimer malgré

Malgré beaucoup de choses
Mais maintenant vois-tu, on ne peut ignorer
Que l’amour se transforme et son apothéose
C’est quand on aime à cause, à cause des malgrés

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Berceuse

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